RDC : la MONUSCO condamne la récente vague d’attaques meurtrières dans l’Est
La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) a communiqué sur les derniers massacres enregistrés au Sud-Kivu, au Nord-Kivu et en Ituri. Dans un communiqué rendu public ce samedi 9 mai 2026, la mission de l’ONU en RDC condamne la récente vague d’attaques meurtrières ayant visé des civils dans les provinces précitées.
La mission onusienne fait état de dizaines de civils tués lors des attaques survenues dans les territoires d’Irumu, de Djugu et de Mambasa, en Ituri, dans les environs d’Oicha, en province du Nord‑Kivu et dans la chefferie des Bafuliru au Sud‑Kivu.
Selon la MONUSCO, ces violences illustrent une fois de plus, la menace persistante que le conflit armé fait peser sur les populations civiles dans l’Est de la République démocratique du Congo.
La Mission déplore le fait que ces attaques continuent d’aggraver le climat d’insécurité, de semer la peur et de renforcer la vulnérabilité de communautés affectées depuis des dizaines d’années par des conflits armés. La MONUSCO exprime également sa vive préoccupation face à des informations faisant état de frappes aériennes et de bombardements qui auraient eu lieu vendredi 8 mai dans les zones de Kilolirwe et de Mushaki, au Nord‑Kivu, et qui auraient causé des pertes en vies humaines parmi les civils.
Elle rappelle que toutes les parties au conflit ont l’obligation de protéger les civils, de respecter le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme, ainsi que les autres normes applicables du droit international. Elles doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter les pertes civiles et les dommages aux biens de caractère civil.
La MONUSCO réitère son appel pressant à tous les acteurs armés afin qu’ils cessent immédiatement les attaques contre les civils et agissent dans le strict respect du droit international. Enfin, la Mission souligne que les auteurs de violations du droit international humanitaire et d’atteintes aux droits humains doivent être traduits en justice, afin de lutter contre l’impunité et prévenir la répétition de tels actes.
La Rédaction