Nord-Kivu : la DPS classe le paludisme parmi les plus grands problèmes de santé publique
Le paludisme continue de constituer l’un des plus grands problèmes de santé publique dans la province du Nord-Kivu. C’est ce qu’a révélé la Division provinciale de la santé (DPS) au cours d’une conférence de presse organisée à Beni ce mercredi 13 mai 2026, en marge de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Les responsables sanitaires indiquent que plusieurs millions de cas de paludisme sont enregistrés chaque année dans la province, avec de nombreux décès liés à cette maladie, notamment chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes.
Selon la Division provinciale de la santé, plus d’un million 300 000 cas de paludisme ont été enregistrés durant l’année 2025 au Nord-Kivu. La situation sécuritaire que traverse la région contribue fortement à l’aggravation de cette maladie endémique. Les déplacements massifs de populations causés par l’insécurité exposent davantage les familles aux piqûres de moustiques, reconnait le docteur Gaston Lubambo, chef de Division provincial de la santé.
“Nous avons enregistré 1 340 170 cas de paludisme simple. Pour les cas de paludisme grave, nous avons enregistré aussi 239 663 cas. L’insécurité, c’est un des déterminants de la santé, pour dire que si la sécurité est assurée, la population a la facilité aussi de pouvoir accéder aux structures de soins”, a-t-il démontré.
Face à cette situation préoccupante, les autorités sanitaires appellent à un engagement communautaire accru afin de réduire la propagation du paludisme. Elles estiment que la lutte contre cette maladie ne peut être efficace sans l’implication active de toute la population.
Le programme national de lutte contre le paludisme, par l’entremise de sa coordonnatrice, la docteure Demson Musondoli, insiste notamment sur l’assainissement du milieu de vie, considéré comme une mesure essentielle pour limiter la prolifération des moustiques.
“C’est pourquoi nous encourageons l’assainissement, là où nous sommes en train de vivre, pour que ces moustiques-là ne puissent pas se reproduire, ne puissent pas proliférer autour de nos ménages et continuer à nous piquer et à transmettre la maladie”, a-t-elle insisté.
En rappel, la journée mondiale de lutte contre le paludisme célébrée le 25 avril de chaque année a été placée cette année sous le thème « Motivés pour éliminer le paludisme : maintenant nous pouvons, maintenant nous devons », un thème interpellateur pour combattre ensemble le paludisme.
Milan Kayenga