RDC : l’écrivain Serge Mulimani appelle les chercheurs à documenter la guerre dans l’Est
L’écrivain Serge Mulimani encourage les chercheurs et les écrivains à écrire sur la guerre qui secoue la République démocratique du Congo à partir de sa partie orientale. Il s’est exprimé le vendredi 15 mai 2026 au cours de la présentation de ses ouvrages aux participants du colloque scientifique organisé par l’Université de l’Assomption au Congo (UAC).
Parlant de son intérêt pour la littérature, Serge Mulimani a indiqué qu’il s’agit d’un engagement à contribuer à la sauvegarde de la mémoire collective. Pour lui, une histoire écrite par les étrangers n’est pas authentique.
« Mon écriture, c’est une écriture qui est engagée avec la thématique de la résilience et de la résistance. J’écris pour refuser de m’effacer avec mon peuple. Lorsqu’une société cesse de se souvenir de ses blessures, de ses morts, de ses résistances et de ses combats, elle commence à disparaître de la mémoire collective du monde et ça, c’est un grand problème. Aujourd’hui, nous sommes les victimes. Qu’est-ce qui nous fait penser que demain nous ne serons pas présentés pour des bourreaux ou comme des bourreaux ? Rien ne nous garantit. Mais quand nous aurons écrit, l’histoire ne sera pas changée, elle ne sera pas falsifiée« , a-t-il démontré.
Dans l’ouvrage intitulé « Les Damnés de la République », l’écrivain décrit l’histoire d’un pays fictif qui traverse une histoire similaire à celle de la RDC, un pays secoué par la guerre. Parlant de cet ouvrage, Serge Mulimani a indiqué que l’objectif d’écrire ce livre est de montrer à la face du monde que l’on peut vaincre la guerre par la résilience et le patriotisme.
« Requiem pour les Damnés de la République et l’ensemble de ces récits vont dans le sens de la résilience, de la résistance et de la reconstruction. Requiem pour les Damnés de la République rappelle que malgré cette complicité, malgré ces complots, il faut que le peuple soit patriote, il faut que le peuple soit un peuple héroïque« , a-t-il renchéri.
Les autres ouvrages présentés par Mulimani sont notamment « Le Bonheur au quotidien » et « Ce que la guerre n’a pas tué ». Dans tous ces ouvrages, l’écrivain prône la résilience et la résistance. Ces ouvrages sont déjà disponibles.
À Butembo, on peut les retrouver à l’UAC au prix de 10 dollars les livres « Requiem pour les Damnés de la République » et « Ce que la guerre n’a pas tué » et à 20 dollars américains l’essai philosophique « Le Bonheur au quotidien ».
Il convient de noter par ailleurs que Serge Mulimani est un poète et écrivain de l’Est de la République démocratique du Congo.
Joëlle Mwengevalwahi