Beni : des cas suspects d’Ebola signalés au HGR de Kyondo (Médecin chef de zone)
Des cas suspects d’Ebola ont été signalés à l’Hôpital général de référence (HGR) de Kyondo, en zone de santé de Kyondo, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), après l’arrivée de patients en provenance de l’Ituri. Cette situation suscite de l’inquiétude au sein de la population locale.
Ce, surtout après le décès d’un jeune garçon également venu de cette province, aujourd’hui reconnue comme épicentre de la 17ᵉ épidémie de la MVE.
Le médecin-chef de la zone de santé de Kyondo, le docteur Kabongo Kapitao Samuel, appelle toutefois la population au calme tout en insistant sur le respect strict des mesures barrières afin de prévenir toute propagation de la maladie et protéger les vies humaines.
La zone de santé de Kyondo, dans le territoire de Beni, est en alerte après l’arrivée de patients suspects d’Ebola à l’Hôpital général de référence. Ces malades, venus de la province de l’Ituri, ont présenté des signes graves tels que des saignements et des vomissements de sang. L’un d’eux est décédé le jeudi 21 mai, accentuant l’inquiétude de la population locale.
Le médecin-chef de zone, le Dr Kabongo Kapitao Samuel, a tenu à rassurer les habitants tout en les exhortant à la prudence.
« Lorsque la maison du voisin brûle, cela doit inquiéter tout l’entourage afin d’éviter le pire », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’appliquer rigoureusement les mesures barrières.
Les autorités sanitaires attendent désormais les résultats des analyses de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa. Ces tests permettront de confirmer ou d’écarter la présence du virus Ebola dans la commune de Kyondo. En attendant, la vigilance reste de mise.
Le Dr Kabongo a rappelé que la prévention repose avant tout sur des gestes simples mais essentiels : lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon, utilisation des dispositifs de lavage installés dans les lieux publics, et surtout l’évitement de tout contact avec des personnes présentant des signes suspects.
Il a également insisté sur l’importance de signaler rapidement tout cas suspect au centre de santé le plus proche. La manipulation des corps sans l’intervention des équipes spécialisées est strictement interdite, afin d’éviter toute propagation du virus. La propreté des ménages et des espaces publics est aussi considérée comme une mesure de protection collective.
Le médecin-chef a rappelé que la souche Bundibugyo, suspectée dans ce cas, ne dispose pas encore de traitement ni de vaccin efficace. Son taux de mortalité élevé et sa capacité de propagation rapide en font une menace sérieuse pour la santé publique.
Face à cette situation, les autorités locales appellent la population à conjuguer discipline et solidarité. Le respect strict des mesures barrières demeure, selon le Dr Kabongo, le seul rempart contre une éventuelle propagation d’Ebola à Kyondo.
Joseph Bakwanamaha