Grand Nord-Kivu : la notabilité Yira explique l’inefficacité des Wazalendo par plusieurs facteurs
La récurrence des massacres dans le Grand Nord-Kivu inquiète plus d’un. La notabilité Yira explique l’inefficacité des Wazalendo par plusieurs facteurs. Au cours d’une interview accordée ce mardi 2 juin 2026 à RADIOMOTO.NET, Muhamba Maximin, secrétaire général de l’association culturelle Kyaghanda Obughuma Bwa Bayira et l’un de ceux qui mobilisaient les groupes, a donné ses recommandations.
Il est parti de la volonté du chef de l’État de permettre à la population de se défendre contre l’agression et l’insécurité dans la région. Ceci avait amené les notables Yira-Nandes à aller rencontrer le président de la République afin de trouver comment les jeunes volontaires pourraient déjà combattre aux côtés des FARDC.
Jusqu’aujourd’hui, la population dit ne pas voir le fruit de l’engagement de Wazalendu, surtout contre les ADF. À cette préoccupation, Maximin Muhamba indique que plusieurs promesses n’ont pas été tenues et les Wazalendu sont étouffés par les FARDC lors des opérations militaires. Ce qui montre, selon lui, qu’il y a une complicité de la part de certains officiers.
Il croit qu’un commandement autonome pour les Wazalendu et une bonne logistique peuvent permettre à ces patriotes d’accomplir leur mission à bien.
“Il faut que ces Wazalando soient bien équipés sur le plan logistique. Surtout ça, parce que les Wazalando n’ont pas besoin de salaire comme les militaires. Ils ont d’abord besoin d’être équipés sur le plan logistique. S’ils sont vraiment équipés et qu’on donne un mandat à ces Wazalando pour dire : « Ok, allez-y, nous vous observons. » Et on leur donne justement un axe précis par rapport à ce qu’ils doivent mener comme opération”, a-t-il démontré.
Il convient de signaler que l’on avait plaidé au compte des jeunes patriotes l’envie de restaurer la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo, qui est confrontée à plusieurs défis liés notamment à l’insécurité caractérisée par la guerre du M23 et les massacres des ADF. Depuis longtemps, ces jeunes réclamaient l’octroi d’armes pour qu’ils appuient les éléments de l’ordre et de sécurité afin de restaurer la paix.
Stanley Muhindo & Jeannine Mulewa, stagiaire académique