Goma : tout voyageur via l’aéroport de Kigali obligé de se faire enregistrer à la mairie 

Les autorités de la ville de Goma, connues comme hommes de l’AFC-M23, ont mis en place de nouvelles mesures administratives concernant les personnes souhaitant se rendre à Kigali en vue d’y prendre un vol international. C’est dans le cadre de minimiser les restrictions liées à la fermeture des frontières entre la RDC et le Rwanda, à cause d’Ebola. 

Désormais, tout voyageur doit obligatoirement se faire enregistrer au préalable dans la base de données de la mairie de Goma avant d’accéder au poste frontalier. 

Selon les informations disponibles des sources de Goma et Gisenyi, cet enregistrement est conditionné par la présentation de plusieurs documents. Il s’agit notamment du jeton de Salongo, d’une attestation de résidence, délivrée moyennant un paiement de 10 000 Francs congolais (FC) pour les personnes qui n’en disposent pas, ainsi que du billet d’avion, du passeport et de la carte d’électeur. 

Après vérification des pièces exigées, les informations du voyageur sont introduites dans la base de données de la mairie de Goma. Elles sont ensuite transmises au maire de Gisenyi, côté rwandais, qui à son tour les fait suivre à la Direction générale des migrations (DGM) du Rwanda pour traitement. 

Les autorités invitent les voyageurs à respecter strictement cette procédure avant de se présenter au poste frontalier, afin d’éviter tout retard ou désagrément dans leurs démarches de voyage. 

Cependant, cette mesure suscite déjà des réactions au sein de la population. Dans un contexte économique difficile pour de nombreux habitants, certains estiment qu’il s’agit d’une charge supplémentaire. 

D’autres rappellent, néanmoins, que Kigali reste actuellement l’unique point de départ aérien accessible pour les habitants de Goma, les frontières avec l’Ouganda n’étant toujours pas ouvertes. Dans ce débat, la population reste partagée entre nécessité administrative et contrainte économique, tandis que les voyageurs s’adaptent à ces nouvelles exigences.                    

Patrick Kalungwana

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