Butembo : le comité des déplacés de guerre inquiet face à la mendicité des sinistrés au centre-ville
Le comité urbain des déplacés de guerre à Butembo est aussi préoccupé par l’ampleur qu’a prise le système de demande de l’aide au centre-ville par les personnes vulnérables, dont les déplacés de guerre. Kavira Vakevayivwira, présidente de ce comité, se désole de l’usurpation de l’identité des déplacés par certains autochtones en vue d’obtenir des dons.
Pour remettre de l’ordre, le comité urbain des déplacés de guerre envisage l’identification de déplacés qui ont choisi cette voie pour survivre. Au cours d’une interview à RADIOMOTO.NET le 29 juin 2026, le comité urbain des déplacés de guerre à Butembo s’est dit inquiet par la mendicité de plusieurs personnes s’identifiant comme déplacées de guerre pour obtenir des dons à travers la ville.
Pour Kavira Vakevayivwira, être déplacé n’est pas synonyme de ne plus fournir d’efforts pour travailler et gagner sa vie. La présidente du comité urbain des déplacés de guerre encourage ainsi les personnes ayant fui leurs villages suite à l’insécurité à penser aux mécanismes de gagner sans être parasite.
Reconnaissant que la situation des déplacés est tellement complexe et que leur prise en charge n’est pas facile à Butembo, Kavira Vakevayivwira indique que son bureau envisage l’enregistrement de tous les déplacés vivant à Butembo, surtout ceux qui font du porte-à-porte pour demander de l’aide. Objectif : mettre en place de nouvelles orientations à suivre.
Depuis des décennies, Butembo accueille des déplacés de guerre. Ces compatriotes, qui se comptent par milliers, ont fui certains les atrocités de présumés rebelles de l’ADF et d’autres la guerre du M23. Ils vivent nombreux dans des familles d’accueil dans des conditions de vie difficiles.
Joelle Kahindo