Goma : commémoration du premier anniversaire de la béatification du bienheureux Floribert Bwana Chui 

Une célébration eucharistique en mémoire du bienheureux Floribert Bwanachui a eu lieu ce mercredi 8 juillet 2026 à Goma, au Nord-Kivu. La journée marquait à la fois le premier anniversaire de sa béatification, l’an un de l’érection de son sanctuaire, également le dix-neuvième anniversaire de son martyre. 

Cet événement a rassemblé plusieurs centaines de fidèles venus de différents coins, dont des pèlerins de la province ecclésiastique de Bukavu, désireux de s’associer à cet hommage solennel et de manifester leur dévotion. La messe a été présidée par l’évêque du diocèse de Goma, Monseigneur Willy Ngumbi Ngengele, entouré pour l’occasion de l’évêque émérite du même diocèse, Monseigneur Théophile Kaboy. 

L’homélie prononcée par l’ordinaire du lieu s’est articulée autour du parcours inspirant du Bienheureux Floribert Bwanachui Bin Kositi. Mgr Willy Ngumbi a rappelé que la sainteté n’est pas un concept abstrait, mais un idéal accessible au cœur de la vie quotidienne. 

Il a directement interpellé la conscience des croyants face aux dérives matérialistes et aux compromissions de l’époque en cours, insistant sur le fait que chercher à sauver sa vie pour soi-même conduit inévitablement à la perdre. Mgr Willy Ngumbi Ngengele a posé des questions percutantes sur le comportement de chacun face à l’argent et à la corruption. 

Évoquant le regard de la société sur ceux qui choisissent de rester intègres au risque de passer pour des marginaux ou de mourir pauvres, il a fustigé des maux qui rongent le tissu social et professionnel, surtout en République démocratique du Congo. 

L’évêque a notamment déploré le grand nombre de personnes prêtes à voler au travail au risque même d’en être changées, ainsi que le fléau des complicités liées à l’avortement. Il a présenté la figure de Floribert Bwanachui comme un modèle d’intégrité, rappelant que l’argent ne saurait suffire à tout et qu’il importe de préserver avant tout son honneur et sa dignité devant Dieu. 

En vue de prolonger l’impact spirituel de cette commémoration historique pour l’Église universelle et le diocèse de Goma en particulier, L’évêque a partagé plusieurs directives fondamentales à l’intention de la communauté. Il a vivement encouragé les familles et les fidèles à cultiver une vie de prière régulière et à se rassembler fréquemment pour lire les Saintes Écritures. 

L’implication active dans les campagnes d’évangélisation et l’accommodation de pèlerinages en répétition vers le sanctuaire d’adoration où repose le Bienheureux Floribert Bwanachui ont également été préconisées comme piliers essentiels du renouveau spirituel individuel et d’ensemble. 

Enfin, le pasteur a exhorté les habitants de Goma et d’ailleurs à s’investir pleinement dans l’aide concrète aux plus démunis, marchant fidèlement dans le sillage de charité laissé par Floribert Bwana Chui. Cet élan spirituel doit, selon lui, se traduire par une recherche constante de la paix et de la réconciliation, tant au sein des cellules familiales que des communautés ecclésiales, afin de faire rayonner durablement l’héritage de justice du bienheureux Floribert Bwanachui Bin Kositi dans toute la région. 

Une vie de prière à privilégier

En vue de prolonger l’impact spirituel de cette commémoration historique pour l’Église universelle et le diocèse de Goma en particulier, l’évêque a partagé plusieurs directives fondamentales à l’intention de la communauté. Il a vivement encouragé les familles et les fidèles à cultiver une vie de prière régulière et à se rassembler fréquemment pour lire les Saintes Écritures.

L’implication active dans les campagnes d’évangélisation et l’accommodation de pèlerinages en répétition vers le sanctuaire d’adoration où repose le Bienheureux Floribert Bwanachui ont également été préconisées comme piliers essentiels du renouveau spirituel individuel et d’ensemble.

Enfin, le pasteur a exhorté les habitants de Goma et d’ailleurs à s’investir pleinement dans l’aide concrète aux plus démunis, marchant fidèlement dans le sillage de charité laissé par Floribert Bwana Chui. Cet élan spirituel doit, selon lui, se traduire par une recherche constante de la paix et de la réconciliation, tant au sein des cellules familiales que des communautés ecclésiales, afin de faire rayonner durablement l’héritage de justice du bienheureux Floribert Bwanachui Bin Kositi dans toute la région.

Pour rappel, Floribert Bwanachui Bin Kositi, âgé de 26 ans et chef de bureau de l’OCC à l’époque, avait été tué en ville de Goma dans la nuit du 7 au 8 juillet 2007 par des inconnus. Son meurtre était lié, selon plusieurs témoignages, à son refus de céder à la corruption et de laisser des denrées alimentaires avariées sur le sol congolais.

Ghislain Siwako

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