Assises de Bujumbura : la classe politique de Butembo commente la rencontre opposition-CENCO-ECC 

La classe politique de Butembo livre ses attentes liées à la rencontre, au Burundi, entre le président en exercice de l’Union africaine, l’opposition congolaise et les leaders religieux de la CENCO et de l’ECC. Les acteurs politiques se sont exprimés ce jeudi 9 juillet 2026 au cours de l’émission de débat politique « Etsiri okovuthuku » diffusée à partir  de 10 heures 30 à la RADIOMOTO.NET. 

Pour Vianney Kanzira, cadre du RCD-KML d’Antipas Mbusa Nyamwisi, l’espoir repose sur l’avènement d’un dialogue. Il affirme que son parti politique a déjà consenti d’énormes sacrifices pour obtenir des assises inclusives, indispensables à une solution durable face à la crise socio-sécuritaire que traverse la RDC.

“Et notre position n’a pas changé jusqu’aujourd’hui. Nous voulons un dialogue global et inclusif. Nous souhaitons qu’il y ait une solution. Si le dialogue que nous souhaitons va venir de Bujumbura, tant mieux. Tout ce que nous voulons, c’est que tous les Congolais se mettent autour d’une table, que nous mettions face à face nos regrets et nos espérances, et donner une vraie orientation à la vie politique de notre pays. Le référendum, ce n’est pas une question, disons, pour laquelle le parti se prononce. Parce que le parti ne peut se prononcer sur cette question que si nous avons obtenu le dialogue global et inclusif que nous souhaitons. Et ce référendum peut être inscrit à l’ordre du jour », a-t-il réagi.                               

De son côté, Philémon Mukosasenge, représentant d’Ensemble pour la République de Moïse Katumbi Chapwe, précise que les opposants ont été sollicités par le président Évariste Ndayishimiye, et non simplement convoqués. Il rappelle que l’opposition, réunie au sein de la Coalition Article 64, détient la force nécessaire pour relever le pays de cette longue souffrance.

« D’abord, je veux préciser que nous avons été sollicités, pas appelés. On a été sollicités parce qu’on a vu qu’il y a une force de l’opposition, accompagnée par la population congolaise, accompagnée par la société civile congolaise, accompagnée par même les églises phares de la République. Alors, il fallait exactement, face à cette mobilisation, qu’on puisse nous solliciter de façon qu’on puisse peut-être demander si, oui, nous avons besoin de la paix. Exactement, c’est ça, c’est ce que l’opposition a toujours exprimé. Nous avons besoin de la paix. La paix viendra à partir d’un dialogue sincère et non pas une consultation, parce que la différence entre une consultation et un dialogue, c’est que quand on fait une consultation, c’est qu’on vient avec seulement son mot d’ordre qu’on veut imposer à quelqu’un”, a-t-il démontré.            

Pour rappel, les leaders de l’opposition ainsi que les délégués de la CENCO et de l’ECC séjournent au Burundi depuis samedi dernier, répondant à l’invitation du président de l’Union africaine. Malgré ces discussions, l’opposition maintient sa marche pacifique du mercredi 22 juillet 2026 pour dire « non » au changement de la Constitution. La déclaration finale de ce sommet de Bujumbura reste très attendue pour en découvrir les résolutions majeures.

Dany Mweusi

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