Kasindi : la filière banane asphyxiée par la fermeture de la frontière ougandaise
Décidée pour contenir la propagation de l’épidémie d’Ebola, la fermeture de la frontière entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda continue de semer des répercussions économiques immédiates. Au centre de négoce de Kasindi, dans le Nord-Kivu, la filière banane est la première à en payer le prix.
Faute d’acheteurs venus d’Ouganda, les producteurs locaux voient leurs revenus chuter de moitié et peinent à écouler leur production. Du côté des marchés, les consommateurs profitent des prix en baisse. Un avantage temporaire qui masque un risque plus grand, alerte Monsieur Kambale Kalengya Profil, vice-président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) à Kasindi.
Il exhorte le gouvernement à mettre en place des mesures d’accompagnement urgentes pour soutenir les producteurs et éviter l’effondrement de l’économie agricole dans la région frontalière.
“Il y a beaucoup de produits de bananes qui arrivent ici et, lorsque les acheteurs ne sont pas venus, la population de Kasindi, de la frontière, en profite à plus bas prix. Mais c’est un risque économique parce que ce sont des capitaux qui sont en danger de disparition. Et donc on peut s’acclamer d’avoir acheté un régime de bananes à moins cher. Par exemple, celui qui était à 30 000 francs, on le négocie aujourd’hui à 20 000 francs. Eh bien, c’est déjà un grand risque dans les opérations économiques pour la préservation de ces capitaux, pour la consolidation de cette activité économique. Eh bien, nous pensons que d’ici très bientôt, les choses vont s’améliorer ici à la frontière de Kasindi », a-t-il déclaré.
Siku Provinces