Ituri : l’armée accusée d’arrêter arbitrairement des civils à Mungamba
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont en train de se livrer à l’arrestation des civils retrouvés par les jetons qui leur ont été octroyés par les hommes présumés de l’ADF à Mungamba, un village situé en groupement Bapkulu, dans la chefferie de Walese-Vonkutu, à environ 97 kilomètres au sud de Bunia sur l’axe Bunia-Mambasa, en territoire d’Irumu (Ituri).
Cette dénonciation est l’Association pour la promotion des droits des enfants et des femmes vulnérables, l’APDEF-Irumu, une association de défense des droits humains dans cette partie de la RDC.
Selon Christophe Munyanderu, défenseur des droits humains au sein de l’APDEF-Irumu, la guerre imposée à la population par les hommes présumés de l’ADF est devenue un business pour certains officiers militaires.
Ainsi, l’armée ne doit pas profiter d’une période où la population est en risque sécuritaire pour lui créer une autre forme de sécurité, conscientise l’activiste des droits humains. Christophe Munyanderu ne comprend pas pourquoi, depuis que les opérations Shujaa qui ciblent l’ADF ont été lancées dans cette zone, l’ennemi continue de faire régner sa loi.
Pour que chaque personne arrêtée soit libérée, l’armée loyaliste lui exige une amende de 500 dollars américains, se désole la source. Suite à la souffrance que traverse la population, l’APDEF-Irumu alerte les autorités militaires et le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH).
La structure leur demande de s’impliquer pour décourager cette mauvaise pratique restaurée par certains militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
“C’est avec un sentiment de désolation que nous nous adressons aux autorités militaires, mais aussi au Bureau conjoint des Nations unies pour le droit de l’homme (BCNUDH) pour mener une enquête approfondie et indépendante au niveau de Mungamba. Parce que le commandant basé à Mungamba, voire aussi certains militaires UPDF, selon certaines sources, nous avons pu contacter que les militaires se sont lancés dans la traque des populations civiles, et celles-là qui détiennent les jetons de terroristes ADF sont arrêtées. Certains sont arrêtés et mis au cachot au niveau de Mungamba. Les arrestations qui sont menées par les militaires FARDC contre les civils. Pour que notre population soit libérée, on est dans l’obligation de payer des amendes. Pour qu’on soit libéré, il faut qu’on puisse payer 500 dollars américains », a-t-il dénoncé.
Ngunza Mapasa