Beni : au moins 10 morts enregistrés à Bashu en seulement six mois 

Au moins dix personnes ont été tuées dans différentes circonstances sécuritaires dans la chefferie de Bashu durant le premier semestre de 2026. Le bilan a été fait par la société civile de cette entité coutumière du territoire de Beni. 

En le présentant à RADIOMOTO.NET, Maître Maombi Kahongya, président de la structure citoyenne, a indiqué que l’insécurité dans la chefferie des Bashu entre janvier et juin 2026 a été causée par les affrontements entre groupes armés, les conflits fonciers et ceux liés au pouvoir ainsi que la menace ADF dans les entités voisines. 

« Et surtout, avec la mésentente des différents groupes armés dans le groupement Malio qui a coûté la vie au général autoproclamé dit « Tango Fort ». Au-delà de cela, il y a eu aussi des menaces de terroristes des ADF Nalu, qui étaient en train de menacer le groupement Mwenye dans la chefferie de Baswagha en territoire de Lubero, à la porte de la chefferie des Bashu, surtout au groupement Malio, au village de Vurondo, où ces terroristes voulaient semer la terreur. Au-delà de cela, il y a eu une dizaine de morts parmi les civils ; la plupart de ces civils étaient tués par des bandits non entièrement identifiés », a-t-il déploré.

La menace ADF a impacté négativement le fonctionnement d’une vingtaine d’écoles du groupement Malio. Ces écoles avaient été obligées de suspendre les activités avant de reprendre vers la fin de l’année scolaire, se désole-t-il.

Les dix personnes tuées pendant le premier semestre de 2026 sont à mettre à l’actif des hommes armés non autrement identifiés qui ont opéré dans plusieurs coins de la chefferie, a précisé le président de la société civile. Maombi Kahongya recommande la capacitation des Wazalendu VDP sur la sécurité de la population et des autorités de base sur la résolution pacifique des conflits. 

« Nous recommandons aux autorités compétentes de pouvoir renforcer l’autorité de l’État dans la chefferie de Bashu, mais aussi d’initier les dialogues communautaires pour lutter contre les préjugés et la justice populaire. Nous recommandons également aux autorités compétentes de pouvoir initier la formation des VDP ou de Wazalendo sur l’éthique et la déontologie militaire, étant donné qu’ils sont en train d’aider à pouvoir stopper différents cas de menaces », a-t-il recommandé.

Tout en remerciant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et leurs alliés Wazalendu pour la protection des civils, Maombi Kahongya invite la population à demeurer vigilante pour combattre l’insécurité. 

Stanley Muhindo

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