Butembo/UCG : la criminologue Kahindo Tsamara Lwanzo analyse les faiblesses du contrôle de qualité des produits pharmaceutiques à l’OCC
À Butembo, un mémoire d’une finaliste en master consacré aux pratiques observées lors du contrôle des produits pharmaceutiques par l’Office congolais de contrôle (OCC) a été défendu avec succès par Kahindo Tsamara Lwanzo ce lundi 20 juillet 2026. Le récipiendaire vient de terminer en mention “Sécurité interne” à l’école de criminologie organisée à l’Université catholique du Graben (UCG).
Dans son travail de recherche, Kahindo Tsamara Lwanzo dit avoir découvert l’absence de rigueur dans le contrôle de la qualité des produits à l’OCC-Butembo.
S’intéressant aux mécanismes de contrôle appliqués aux produits pharmaceutiques afin de garantir leur qualité, leur conformité et la protection de la santé publique, elle a recommandé le respect des normes en vigueur pour lutter contre la circulation de médicaments non conformes et préserver la confiance des consommateurs.
“La problématique de mon travail consistait à l’insécurisation des produits pharmaceutiques en ville de Butembo. Au niveau du laboratoire de l’OCC, nous avons trouvé une insuffisance de matériaux utilisés qui ne sont pas modernisés. Dans le cadre des contrôles, nous avons trouvé qu’il n’y a pas de rigueur au niveau de la traçabilité réglementaire pour le contrôle de ce qui concerne les documents qu’on utilise, de bonnes qualités de produits pharmaceutiques. Il faut une collaboration au niveau de l’Interpol pour essayer de démanteler le trafic de faux médicaments qui circulent », a-t-elle suggéré.
À l’occasion, le secrétaire académique de l’école de criminologie s’est confié à RADIOMOTO.NET pour présenter les opportunités qu’offre cette école. L’abbé Claude Mbokani a décrit cette école comme un cadre de formation des personnes destinées à œuvrer dans les domaines de la sécurité, des enquêtes, du renseignement et de la prévention de la criminalité ainsi qu’à la sécurité de la communauté.
« C’est la toute première fois que nous avons maintenant des défenses en master, parce que nous avons maintenant la première promotion qui termine le master en criminologie cette année. Et ça nous fait de la joie, parce qu’au bout de cinq ans, nous avons maintenant des produits finis. Un criminologue, c’est un professionnel justement qui travaille aux côtés des services de sécurité pour la stabilisation de la société, pour analyser tous les phénomènes qui dérangent la société. Des conseillers, des cabinets, des criminologues qui essaient un peu de donner leur contribution dans l’organisation des services, dans tout ce qu’il y a comme organisation dans la société », a-t-il expliqué.
La défense de cette année académique a concerné les finalistes de la première promotion en master et de la cinquième promotion pour la licence.
Rosselat Mwanampenzi