Butembo : le 4ᵉ triste anniversaire des victimes des manifestations anti-MONUSCO commémoré
Le quatrième anniversaire des victimes des manifestations anti-MONUSCO à Butembo a été commémoré ce lundi 27 juillet 2026. Une prière pour le repos des âmes des victimes de ces manifestations a eu lieu à la Cathédrale Mater Ecclesiae. S’en est suivie une marche pacifique partie de la Cathédrale via le boulevard président Joseph Kabila jusqu’au cimetière de Kitamtuba pour le dépôt des gerbes de fleurs en mémoire des personnes décédées.
Les membres des familles des victimes, de différents mouvements citoyens et groupes de pression et plusieurs autres habitants ont pris part à cette activité marquée par des prières et hommages en faveur des disparus.
Prenant la parole à cette occasion, Kambale Mathe, porte-parole des familles de victimes, a appelé la population à les soutenir dans la lutte pour la justice et la mémoire des personnes tuées le 26 juillet 2022 et dont 20 orphelins et 5 veuves survivent difficilement aujourd’hui.
“Nous demandons à nos autorités de se souvenir de nous, parce que nous continuons à écrire des lettres par ici par là. Mais elles font comme si elles ne comprenaient pas. Nous allons toujours continuer à réclamer nos droits. Pour que nous puissions avoir nos droits, elles aussi savent qu’il faut nous remettre nos droits », a-t-il plaidé.
Il a également exhorté les autorités à s’impliquer davantage afin que les revendications des familles soient prises en compte et que les victimes ne soient pas oubliées.
“Nous célébrons le 4ᵉ triste anniversaire des victimes des manifestations anti-MONUSCO. Continuons avec la lutte. Nous disons merci à toute la population de Butembo qui nous aide durant toute la cérémonie célébrée chaque année. Nous continuons à souffrir tellement, nous les familles des victimes, parce que ceux qui nous ont laissés, parmi eux il y avait des responsables qui ont laissé des enfants et des veuves », a-t-il ajouté.
Cette commémoration intervient quatre ans après les évènements qui avaient coûté la vie à au moins 11 civils et 2 casques bleus de la Monusco. Depuis lors les familles de victimes réclament que justice soit rendue.
Rosselat Mwanampenzi