Ituri : une dizaine de corps en décomposition découverte à Babila-Babombi
Un corps sans vie découvert dans une rivière en ville commerciale de Butembo, mi-octobre 2023. @ Dany Mweusi
Au total, 11 corps de civils tués par les rebelles de l’Allied Democratic Forces (ADF) ont été découverts, le mercredi 5 août 2026, en chefferie des Babila-Babombi, dans le territoire de Mambasa (Ituri).
Dix de ces corps sans vie, en état de décomposition avancée, ont été retrouvés dans une église des Frères en Christ à Munguiko, une localité située à l’ouest de Lwemba.
Selon les informations livrées par Rams Kakule Malikidogo, coordonnateur de l’APDEF Mambasa, les victimes auraient été surprises alors qu’elles participaient à une veillée de prière avant d’être exécutées par les assaillants lors de l’attaque survenue dans la nuit du 30 au 31 juillet dernier.
Ce défenseur des droits humains précise que ce bilan demeure provisoire car plusieurs habitants sont toujours portés disparus, tandis que d’autres seraient encore retenus en captivité par ces rebelles de l’ADF.
Par ailleurs, le 11ᵉ corps identifié comme celui de Katembo Mutsopi Vianney a également été découvert sur l’axe Makumo–Mantumbi. Il aurait été tué lors de l’attaque perpétrée par les ADF le 27 juillet dernier.
Face à cette situation, Rams Kakule Malikidogo appelle la population à redoubler de vigilance, estimant que les ADF restent actifs dans cette partie du territoire de Mambasa.
“Selon les informations en notre possession, les victimes ont été rencontrées dans une veillée de prière. Elles ont été exécutées par ces hors-la-loi. Le bilan serait lourd, vu que certaines familles n’ont pas encore trouvé les leurs. D’autres personnes restent encore introuvables, et d’autres restent encore en captivité. Nous appelons la population à demeurer vigilante, vu que l’ennemi reste encore actif dans la zone, en train de circuler et de distribuer des morts à nos compatriotes. L’ennemi se présente sous la forme de Mzalendo pour surprendre la population par après. Nous devons demeurer vigilants, tout en dénonçant tout mouvement suspect auprès des autorités », a-t-il confié.
Ces nouvelles découvertes démontrent une fois de plus la persistance de l’insécurité dans la chefferie des Babila-Babombi, où les acteurs de la société civile ne cessent d’appeler au renforcement des opérations militaires afin de protéger des populations civiles contre la barbarie de l’ADF.
Aristote Sabuni