À Goma, des étudiants contre la mesure de Kinshasa suspendant les cours dans certaines institutions publiques
Les étudiants victimes de la décision portant suspension des activités académiques au sein de certaines universités en villes de Goma et Bukavu par le ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la recherche scientifique et innovations se disent être embarrassés. Actuellement, selon eux, ils voient leurs rêves et efforts perturbés par les conséquences du conflit.
Quelques-uns, rencontrés ce vendredi 28 août 2026 à Goma, ont exprimé leur profond regret, car il s’agit, selon eux, d’un mal imprévu qu’il faudra vite revoir afin de les remettre dans leur droit, celui d’étudier en toute quiétude et liberté.
« (I) Nous n’avons pas vraiment été contents. Nous sommes des innocents. Les universités normalement sont des églises au milieu du village qui ne devraient pas être politisées. (II) Nous sommes vraiment surpris par cette décision du gouvernement. Nous ne voulons pas une décision politique. De toute façon, nous sommes des citoyens lambda et nous sommes là juste pour jouir de notre droit, celui d’étudier. C’est ici à Goma où nous sommes habitués. Quitter quelque part pour aller s’installer directement, ça ne sera pas facile », ont-ils déploré.
D’autres proposent, d’ailleurs aux deux parties, notamment le Gouvernement RD congolais et le mouvement rebelle de l’AFC-M23 de ne pas s’immiscer dans les affaires des universités pour espérer une solution nécessaire à la crise. Et, ce, en confiant temporairement, par exemple, la gestion de ces établissements aux organisations neutres comme l’UNICEF, l’UNESCO et les confessions religieuses.
« (I) Naturellement, les deux parties devraient se retirer pour ne pas faire de l’éducation un champ des batailles, d’autant plus qu’elle doit rester intouchable, peut-être chercher un mécanisme de garantie temporaire. Que le M23 puisse abroger sa décision de nomination de nouvelles autorités académiques et le gouvernement puisse aussi lever la mesure suspendant les activités académiques. Dans ce sens, on pourra chercher une organisation neutre qui pourra diriger les institutions d’enseignement supérieur et universitaire de la région pour sauver l’année académique, et surtout l’éducation de toute une génération future pour la République démocratique du Congo et pourquoi pas pour le monde entier », suggère un autre étudiant.
Pendant ce temps, les parents eux-aussi ne savent pas sur quel pied danser. Ils n’ont que le souhait de voir leurs enfants poursuivre sans interruption du cursus académique. Dans cette situation où chaque partie semble démontrer sa force, ceux qui payent le lourd tribut demeurent les paisibles citoyens, du moins les étudiants.
La redaction