Mambasa : au moins 43 civils tués par des ADF en moins d’une semaine (APDEF)
La situation sécuritaire demeure préoccupante dans le territoire de Mambasa, province de l’Ituri. La terreur a envahi plusieurs villages suite à l’activisme des présumés rebelles de l’ADF. Le rapport de monitoring de l’Association pour la protection des droits des enfants et femmes vulnérables (APDEF) de Mambasa affirme qu’au moins 43 civils ont été tués à moins d’une semaine et une cinquantaine des maisons incendiées lors des incursions de ces assaillants.
A en croire Rams Malikidogo, coordonnateur de l’APDF/Mamabsa, qui s’est confié à RADIOMOTO.NET ce mercredi ce 2 septembre 2026, les ADF ont multiplié des attaques contre les populations civiles en territoire de Mambas du jeudi 27 août au mardi 1er septembre 2026. Une série d’attaques attribuées aux rebelles ADF a été déploré dans au moins 15 localités. Il s’agit notamment de de Biamu, Mabakuha, Amani, Mahili, Pangite, Lelesi, Kalongo, Bumaere, Kbanjene, Ndakolo, Eululase, Tentera, Malimba, Kakule et Sukisa, des agglomérations situées dans la chefferie de Babila-Babombi.
Dans ces localités, le bilan humain est lourd. L’APDF parle de 43 civils tués en seulement cinq jours aux côtés de plusieurs autres portés disparus. À cela s’ajoute l’incendie de 53 maisons d’habitation laissant les familles sans abris.
La structure de défense des droits de l’homme déplore l’insécurité qui perdure dans le territoire de Mambasa. Elle appelle les autorités compétentes à se pencher sur la question des ADF.
« Nous avons totalisé 15 localités qui ont été attaquées et de ces 15 localités, 43 civils ont été tués, en moyenne de 7 civils par jour, 53 maisons ont été brûlées, d’autres personnes prises en otage et jusqu’à présent, leur sort n’est pas encore connu. L’ennemi reste toujours en électro libre, il est en train de circuler sans être inquiété, c’est vraiment quelque chose que nous déplorons. Nous pensons que l’État a vraiment abandonné la population du territoire de Mambasa en général, particulièrement la population de la chefferie de Babila-Babombi, parce que c’est inacceptable que l’ennemi continue de tuer les civils sans être inquiété, sans être poursuivi. Nous appelons la population à demeurer toujours vigilante vu que l’ennemi circule en électro libre sans être inquiété », a-t-il fustigé.
Suite à l’insécurité, les cours n’ont jusque-là pas démarré dans plusieurs coins de la sous-division de Mambasa II. Plusieurs habitants ayant fui leurs villages pour des endroits estimés sécurisés peinent à rentrer chez eux faute d’assurance sécuritaire de la part des autorités compétentes.
Joëlle Mwenge