Face à Ebola, le SYNEEPP suspend les cours à Mambasa III
Le Syndicat national des enseignants des écoles primaires publiques (SYNEEPP) demande la suspension des cours dans la sous-division Mambasa 3. Il évoque un risque élevé de contamination dans les écoles. La décision a été prise à l’issue d’une assemblée extraordinaire des enseignants membres du syndicat précité ce samedi 5 septembre à Nia-Nia.
Selon le SYNEEPP, la plupart des établissements n’ont ni dispositifs de lavage des mains, ni thermoflashs pour contrôler la température des enfants et enseignants.
Pour le syndicat, maintenir les cours dans ces conditions expose les élèves, les enseignants et leurs familles. Et l’alternative de l’enseignement à distance n’est pas viable pour l’instant, faute de formation et d’équipements. Le Syndicat interpelle le gouvernement et les partenaires de la riposte pour se pencher sur ce problème.
« Après l’assemblée générale des enseignants tenue ce samedi 5 septembre 2026, le Syndicat national des enseignants des écoles primaires publiques de la RDC de la sous-division de Mambasa III prend la décision de suspendre la reprise des chemins de l’école jusqu’au moment où l’épidémie sera suffisamment maîtrisée et où des mesures préventives appropriées seront effectivement disponibles dans les établissements scolaires. Le SYNEEPP Mambasa III appelle ainsi le gouvernement, les partenaires techniques et humanitaires, ainsi que tous les acteurs concernés à prendre des mesures urgentes afin de protéger la vie humaine tout en garantissant les conditions sur la continuité de l’éducation », a restitué Bernard Assumani, président du SYNEEPP.
Le Syndicat formule une série de recommandations pour la solution au problème.
« Nos principales recommandations sont les suivantes. 1. Suspendre temporairement les activités scolaires de la sous-division Mambasa III jusqu’à la maîtrise effective de l’épidémie. 2. Mettre à la disposition des écoles des dispositifs de lavage des mains, des thermoflashs et les autres matériels de prévention nécessaires. 3. Former et équiper les enseignants afin de permettre, lorsque cela est possible, la mise en œuvre effective de l’enseignement à distance. 4. Renforcer la sensibilisation et les mesures de surveillance sanitaire dans les établissements scolaires. 5. Prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la protection des enseignants, des élèves, des parents et de toute la communauté éducative de la sous-division de Mambasa III. 6. Implication des enseignants dans la riposte. Le syndicat national des enseignants des écoles primaires publiques met en garde contre toute intimidation des autorités au prix de mettre en péril la vie des enseignants », a-t-il ajouté.
Il convient de rappeler que la zone de santé de Nia-Nia compte, au 6 septembre, 233 cas confirmés d’Ebola, dont 73 guéris et 160 décès. Cette demande intervient moins d’une semaine après la rentrée scolaire du 1er septembre.
Esdras Kaghoma