Mambasa : la MONUSCO forme les acteurs locaux à la protection des enfants
One of the main objectives of these training sessions was to improve the early warning system in order to enable a rapid and effective response by the security forces in the event of security threats. ©MONUSCO
Le renforcement de l’engagement communautaire pour la prévention et la réponse aux violations graves des droits de l’enfant dans le territoire de Mambasa. Ce thème a été au cœur d’une séance de formation ce vendredi 11 septembre 2026 à Mambasa-Centre.
Tenue par la section de la protection de l’enfant/MONUSCO de Bunia, cette séance de formation aux leaders chargés des droits de l’enfant à Mambasa avait pour sujet essentiel : « Protection des enfants en période de conflits armés ».
D’après Jean Lusama, chef de section Protection de l’enfant/MONUSCO en Ituri, tout le monde doit veiller sur la protection des enfants contre les violations graves commises par certains groupes armés.
« Le grand message, c’est que nous devons tous veiller à la protection de l’enfant. L’enfant, c’est toute personne de moins de 18 ans et comme ici, vous savez qu’en Ituri, nous sommes en situation de conflits armés. Il y a des groupes armés locaux tout comme étrangers qui sont en train de sévir autour et dans l’ensemble, nous devons nous focaliser sur la protection de l’enfant contre les violations graves qui sont commises par les groupes et les forces armées durant les périodes de conflits armés. Donc nous avons énuméré ces six violations, notamment, le recrutement des enfants. Tous ces enfants qui sont dans les forces et les groupes armés, nous devons faire et fournir tous ensemble des efforts pour que ces enfants sortent. Le recrutement de l’enfant, c’est un crime. La place de l’enfant, ce n’est pas dans un groupe armé, la place de l’enfant c’est à l’école et en famille. Donc tous nos enfants que nous retrouvons au sein des groupes et forces armées, nous devons tous faire un effort ensemble, l’État, la société civile et nous, la communauté internationale, pour que ces enfants sortent. Et ici c’est même un message que je lance directement auprès de tous ceux qui sont des leaders des groupes armés. La place de l’enfant n’est pas dans les groupes armés. Le recrutement d’un enfant, c’est un crime », a-t-il insisté.
Pour les participants à cette formation, c’est un plus sur leurs connaissances par rapport à la protection des droits de l’enfant. Ils remercient la MONUSCO section Protection de l’enfant pour les matières apprises.
« (I) L’activité était géniale pour moi. C’était une session de renforcement des capacités sur l’engagement communautaire qui est lié beaucoup plus pour prévenir les violations graves faites aux enfants. Ce que j’ai retenu, c’est que le champ d’action pour la surveillance des violations graves faites aux enfants, nous avons retenu des éléments très nécessaires. D’abord, nous avons commencé par les principes fondamentaux de protection de l’enfant. Ça, nous avons retenu, et de l’occasion, on nous a aussi donné le mandat même de la section de Protection de l’enfant de la MONUSCO. Et nous avons aussi retenu les six violations graves des droits de l’enfant. (II) Ce que j’ai dû retenir, on nous a d’abord rappelé les six violations graves de l’enfant. Et puis, pendant la période de guerre, la période des conflits armés, comment est-ce qu’on peut documenter un cas MRM ? Le cas MRM, c’est récolter les données d’une manière ordonnée par rapport aux exigences et protocoles des violations graves des enfants », ont-ils restitué.
En Ituri, les enfants souffrent de presque toutes les violations graves de leurs droits fondamentaux, mais les principales sont liées au droit à la vie, à la survie et à la protection.
Ils sont tués, mutilés, enlevés lors des attaques armées, recrutés de force par les groupes armés et subissent les violences sexuelles et travail forcé. En outre, nombreux sont privés du droit à l’éducation, puisque leurs écoles ont été incendiées, fermées ou transformées en bases militaires ou camps de déplacés.
Oriane Kathina