Butembo : la CDJP renforce les capacités des éco-entrepreneurs sur la gestion des microentreprises écologiques
La Commission diocésaine Justice et Paix (CDJP) de Butembo-Beni, a organisé ce mardi 15 septembre 2026 un atelier de renforcement des capacités des éco-entrepreneurs sur la gestion des microentreprises écologiques. Pendant deux jours, les entrepreneurs dans le domaine de valorisation des déchets, les autorités urbaines et les opérateurs économiques réfléchiront sur la salubrité de la ville de Butembo.
Cette activité rentre dans le projet d’assainissement urbain, entrepreneuriat vert et économie circulaire pour une ville durable de Butembo. Le facilitateur de cet atelier de formation est Paluku Kasiki Remy, expert en agropastoral et environnement.
Au terme des échanges, il a été constaté que la question de l’insolvabilité des assujettis de la taxe d’assainissement ne permet pas aux entreprises engagées dans le ramassage et l’évacuation des immondices de bien répondre à leur devoir.
Le facilitateur pense déjà que chaque partie prenante dans l’assainissement doit prendre ses responsabilités. Remy Kasiki appelle les uns et les autres au bon sens pour le bien de la population de Butembo.
« La première recommandation était que chaque parti prenne ses responsabilités, que les entreprises qui se sont données comme travail de collecter et d’éliminer les déchets puissent travailler, mais aussi que les commerçants, les assujettis, ou celles et ceux qui produisent les déchets, qui sont bénéficiaires de ces services, puissent aussi s’acquitter de leurs taxes régulières afin que les entreprises puissent bien faire leur travail et que la ville soit rendue propre », a-t-il restitué.
Les participants ont dénoncé la mauvaise gestion des eaux noires. Entendez par là les eaux usées et les déchets des toilettes. Il a été constaté que plusieurs lieux de divertissement comme les bistrots n’ont pas de lieu d’aisance.
En conséquence, les clients s’équilibrent dans les rigoles et surtout dans des seaux qui seront à leur tour déversés dans les rigoles et cours d’eau. Une pratique qui met en danger les vies humaines, indique Remy Kasiki : « En principe, ça, c’est un comportement sourcier. Il ne faut pas concevoir la face. Tout celui ou celle qui jette les urines, les excréments dans les lieux publics ou même au marché, vraiment c’est un comportement à réprimander. Et ça, nous les avertissons que d’ici là, s’ils ne se révisent pas, il y aura une sanction qui sera prise par les autorités compétentes pour que plus jamais cela ne se passe plus comme ça. Et aussi, c’est par rapport à la valorisation de ces déchets. Quand nous les jetons par-ci, par là, nous ignorons que nous sommes en train de perdre aussi une matière première dans le cadre du compostage, d’autant plus que nos champs en ont besoin ».
Ce renforcement de capacité se poursuivra se poursuivre le mercredi 16 septembre 2026 par l’analyse et compréhension des entreprises intervenant dans la valorisation des déchets en ville de Butembo.
Kakule Kilumbiro