Lubero : plus de 5 écoles peinent à rouvrir leurs portes suite à l’insécurité à Mwenye
Trois semaines après la rentrée scolaire, plusieurs écoles du groupement Mwenye, en territoire de Lubero au Nord-Kivu, restent fermées en raison de l’insécurité et des déplacements de la population. Le constat a été réalisé par le conseil local de la jeunesse.
Selon Prince Kasyano, président de la structure juvénile dans les villages de Mausa, Lumba et Sijambale, la reprise des activités scolaires demeure incertaine. Dans ces villages, il s’observe, selon lui, une faible présence des enseignants et des élèves.
« Les activités scolaires peinent à reprendre normalement. Nous constatons avec regret que plus de cinq écoles pourraient ne pas reprendre leurs activités. Faute des conditions favorables, les déplacements de la population, les sécurités persistantes et l’absence de nombreux enseignants et les élèves constituent des obstacles majeurs à la continuité de l’éducation dans notre milieu », a-t-il regretté.
Le président du Conseil local de la jeunesse de Mwenye appelle les parents et les enseignants à s’impliquer pour que la reprise des cours soit effective dans le respect des mesures barrières contre la maladie à virus Ebola. Il plaide également pour le renforcement de la sécurité afin de permettre aux enfants de poursuivre leurs études sans crainte.
« Nous encourageons les parents à envoyer leurs enfants à l’école et les enseignants à reprendre leurs postes dans le respect des mesures sanitaires recommandées. L’éducation est essentielle pour l’avenir de nos enfants. Nous lançons également un appel au gouvernement congolais pour qu’il renforce les efforts pour le rétablissement d’une paix durable dans le groupement Mwenye. Nous demandons notamment le déploiement et le renforcement des forces sécuritaires dans les villages affectés », a-t-il plaidé.
C’est depuis le 1ᵉʳ septembre 2026 que les activités scolaires ont repris sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Cependant, dans certaines régions, la reprise de cours n’a pas été effective ce jour-là suite à l’insécurité ou à la maladie à virus Ebola.
Joëlle Mwengevalwahi