Butembo : le prix du carburant toujours en hausse malgré la suspension de la taxe conventionnelle, le conseil de la jeunesse exige des explications
Un motard se ravitaille auprès d’un vendeur ambulant du carburant, communément appelé «Kadaffi», sur le boulevard Nyamwisi de Beni (Nord-Kivu). 13/11/2016. Ph. Radio Okapi/Freddy Lufulwabo
Les vendeurs des produits pétroliers doivent des explications claires à la population sur le prix du carburant en ville de Butembo et environs. L’exigence vient du président du Conseil Urbain de la Jeunesse et porte-parole de la synergie des groupes de pression, mouvements citoyens et groupes sociaux en ville de Butembo. Il s’est confié à Radio Moto Butembo-Beni ce mercredi 21octobre 2026 en son office au CLAC.
Frank Mukenzi dit ne pas comprendre que le prix du carburant reste en hausse alors que le gouverneur a déjà suspendu la taxe conventionnelle sur les produits pétroliers que les commerçants avaient avancée comme étant à la base de cette hausse. Pour lui, les opérateurs économiques dans ce secteur doivent dire clairement à la population ce qui bloque la baisse du carburant.
Frank Mukenzi, qui assimile cette pratique à une escroquerie, se réserve le droit de poser la question à l’autorité provinciale afin de comprendre les facteurs bloquant la mise en application de la mesure.
« C’est hier que j’ai posé la question à un vendeur de carburant qui me disait qu’il vend le litre à 5 000 francs, un autre le vendait à 4 500 FC. On se demande pourquoi le prix n’est pas revenu à la baisse. Tout le monde est au courant, c’est depuis la semaine passée que le gouverneur s’est réuni avec les pétroliers et a annoncé le retrait de certaines taxes. On se demande pourquoi le prix n’a pas baissé. Nous estimons que soit les commerçants abusent de la population, soit la mesure du gouverneur n’est pas appliquée. Il faut qu’on sache ce qu’il en est. Qu’est-ce que les commerçants veulent de la population ? Nous interpellons encore une fois le service de l’économie, c’est lui qui contrôle les prix au niveau local. Il y a déjà une mesure prise au niveau de la province, mais rien ne se fait, rien n’est communiqué. Les vendeurs de carburant doivent nous expliquer. Dans le cas contraire, nous allons revenir auprès de l’autorité provinciale pour savoir où se trouve la faille. Il a proclamé une journée stop Ebola, personne n’a travaillé et on a compris son message. Mais pourquoi cela ne se fait pas pour le carburant ? Le carburant est un produit de première nécessité. Quand il n’y a pas de carburant, tout est bloqué et cela fait augmenter le coût de la vie », fait remarquer Frank Mukenzi
Le gouverneur de province, dans un communiqué datant du 9 octobre dernier, avait annoncé la suspension immédiate de ces prélèvements pour ainsi répondre aux membres de la FEC qui étaient en grève. Cette dernière avait occasionné la flambée de prix des produits pétroliers dans le Grand-Nord. Cependant, rien ne semble changer. Aujourd’hui le litre d’essence se vend entre 4 500 et 5 000 Fc en ville de Butembo et environs au lieu de 3 500 et 4 000 Fc d’avant la grève.
Stanley Muhindo