Beni : des terres exposées à la détérioration à Kyondo et environs

Les terres de Kyondo et environs, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), présentent un grand risque de détérioration aux conséquences néfastes, telles la pauvreté et l’extinction massive des espèces végétales. C’est ce qu’a expliqué un chercheur en développement et entrepreneuriat au cours d’une interview accordée à RADIOMOTO.NET à l’occasion de la journée internationale de la Terre, vendredi 22 Avril 2022.

Selon notre interlocuteur, dans ces contrées montagneuses, c’est une aridité qui se manifeste, progressivement, ces jours-ci. A la base, la mauvaise gestion de la Terre sur le plan agropastoral, d’une part, et du point de vue aménagement urbain. Cet enseignant à l’Institut de Développement et d’Entrepreneuriat de Kyavirimu (ISDEKY), a donné des pistes de solutions pouvant permettre d’éviter le pire. Paluku Katemengi Charles recommande, notamment, la prise de conscience par tous pour sauver le domaine agropastoral par la pratique des courbes de niveau et la plantation des haies antiérosives.

« On peut améliorer ces conditions, mais aussi les maintenir pour que les générations à venir puissent en bénéficier. Pour l’agriculture, par exemple, la lutte antiérosive est vraiment à considérer. Faire des courbes de niveau et planter  des haies antiérosives. Je suis passé par l’ITAVEF, on a constaté qu’il y a des gens qui commencent à détruire les courbes que nous avions faites à l’époque. Autre chose que nous pouvons faire, c’est de pratiquer l’agroforesterie. Choisir les espèces d’arbres compatibles avec l’agriculture », a-t-il conseillé.

Sur le plan “aménagement”, notre interlocuteur insiste également sur le respect rigoureux des textes et lois y relatifs dans cette partie du territoire de Beni. A ce niveau, Paluku Katemengi Charles met les services de l’urbanisme et habitat devant leurs responsabilités afin de préserver les vies humaines.

« Du point de vue de la loi, il y a des terres jugées “Non edificandi”, ou inappropriées aux constructions à cause des contraintes naturelles. Les services de l’urbanisme doivent être rigoureux à ce sujet. On peut aussi voir la façon de tracer les avenues aussi. Si elles sont parallèles à la pente, ça permet un écoulement des eaux qui provoquent les érosions », a-t-il lancé.

L’année 2022 était la 52ième édition de la journée mondiale de la Terre, nourricière de l’humanité. Cette célébration a mis l’accent sur la restauration des écosystèmes.

Muhindo Mukohe

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