Enrôlement en RDC : un analyste craint « l’infiltration des rwandais » dans les camps de déplacés de guerre à Rutshuru
L’annonce sur l’enrôlement des déplacés dans leurs sites d’exil inquiète certains analystes indépendants à Lubero-centre. C’est le cas de Delphin Madirisha qui redoute une infiltration de certains sujets Rwandais dans la circonscription de Rutshuru.
Selon lui, vue la porosité de nos frontières, ces éléments peuvent traverser et se déguiser en déplacés dans certains sites ou camps de déplacés. Se confiant à RADIOMOTO.NET le mardi 10 janvier 2023, cet analyste invite la CENI à prendre des mesures idoines pour sécuriser le fichier électoral afin d’éviter ces infiltrations.
« Nous avons peur que les rwandais puissent entrer dans notre pays pour s’enrôler massivement ; parce qu’avec la présence de la force régionale nous ne sommes pas rassurer s’elle sera capable de sécuriser cette opération (l’enrôlement des électeurs : ndlr) au niveau du territoire de Rutshuru parce qu’ils (militaires de l’EAC : ndlr) ne veulent pas que l’armée ou la police congolaise soient à côté d’eux. Et après les élections, il peut y avoir une infiltration bien organisée. Nous demandons au président de la CENI d’être très vigilant, de bien voir si ces opérations vont se passer dans la sécurité », a-t-il plaidé.
Les citoyens congolais qui sont dans les camps de déplacés seront identifiés et enrôlés dans les endroits où ils sont regroupés.
« Ceux qui sont dans les camps seront identifiés par rapport à leurs résidences de provenance. C’est pour régler la question de la répartition des sièges », a expliqué Dav Banza, directeur de cabinet adjoint du président de la CENI, Denis Kadima en décembre dernier.
C’est également la même chose pour le vote si le votant est toujours en déplacement forcé.L’autre catégorie concerne les déplacés recueillis dans des familles d’accueil. Pour ceux-ci, ils s’identifieront par rapport à la résidence de la famille d’accueil.
La Rédaction