RDC : à Butembo, une ONG/DH regrette que l’Est du pays soit le théâtre des conflits de guerre pendant 3 décennies

Les trois dernières décennies en République démocratique du Congo ont été marquées par des conflits et guerres mortels, paupérisant, déplaçant et rendant vulnérables les congolais de l’Est du pays. C’est une lecture faite par l’ONG locale de défense des droits de l’homme Colibri RDC. Pour cette structure, des violations des droits de l’homme commises ces années sont peu instruites et peu documentées alors que le besoin communautaire consiste en ce qu’elles soient admonestées et leurs auteurs punis.

Bien plus, les auteurs et instigateurs de ces crimes restent non poursuivis, mais ont parfois bénéficié des promotions dans les institutions et les forces de défense et de sécurité, souvent sous couvert des lois d’amnistie, dénonce Colibri RDC dans un document intitulé : « Pétition pour la révision de la loi relative à la nationalité congolaise ».

Après avoir montré qu’il ne fait plus l’ombre de doute que certaines armées et puissances étrangères participent sous divers prétextes à ces conflits et guerres pour leurs intérêts et après avoir montré que les actes d’agression et d’ingérence cités constituent des violations de la Charte des Nations-Unies, de l’acte constitutif de l’Union Africaine, du pacte de la CIRGL, et de tant d’autres engagements internationaux, aussi considérant que ces actes répétitifs, commis en complicité avec des congolais qui trahissent le pays et la sureté de l’Etat, déstabilisent le pays et freine son développement, Colibri RDC recommande qu’aux personnes impliquées dans le drame en RDC soit entraînée la déchéance de la nationalité congolaise.

Selon l’ONG/DH, ce pourra être possible, après avis conforme de l’Assemblée nationale, et ce, de manière définitive.

Selon la pétition, la teneur de la révision proposée de la loi N°04/012 du 12 novembre 2001 relative à la nationalité congolaise renvoie à l’Art28 Bis.

La proposition stipule que « la déchéance est également encourue dans les cas ci-après : a) Si le congolais décide de servir dans les forces armés d’un autre Etat ; Si le congolais adhère à un groupe armé collaborant avec une armée étrangère agressant la République Démocratique du Congo ».

Patrick Kalungwana

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