Butembo : baisse du prix de haricot sur le marché

Le sac de haricot en hausse en ville de Goma. Une situation due à la resurgence du M23 sous l'appui du Rwanda à Rutshuru. Ph. Aline Kataliko

La ville commerciale de Butembo connait une baisse du prix de haricot sur le marché ces derniers temps. Le constat a été réalisé par RADIOMOTO.NET, ce samedi 10 juin 2023. Une mésurette de cette denrée est passée de 1000 à 700 Francs congolais (FC).

Une mesurette de haricot qui se vendait déjà à mille francs congolais a baissé de prix depuis près d’une semaine sur le marché en ville de Butembo. Elle est passée de mille à 7 cents francs congolais comme.

Cette baisse de prix se justifie par la saison de récolte de cette denrée alimentaire dans les zones qui ravitaillent Butembo en vivres. C’est le cas de Kipese, Luotu, Mbingi ; des entités du territoire de Lubero.

Kavugho Guilaine et Masika Jeanne, deux des revendeuses de haricot rencontrées respectivement sur avenues Makasi et Mikundi, déplorent cependant le fait que les clients hésitent encore à acheter en dépit de cette baisse.

Malgré cette baisse de prix de haricot sur le marché, cette denrée coute toujours chère dans différents restaurants de la ville de Butembo une fois cuite.

Une tenancière d’un  restaurant rencontrée à son lieu de service sur avenue Butembo a indiqué que cela est dû à la hausse de prix d’autres denrées alimentaires qui accompagnent le haricot à l’instar de la pomme de terre, dont le sceau revient à 12.000 FC.

Pour elle, 700 FC c’est toujours cher. Elle veut voir la mesurette coutée 500 ou 400 FC pour qu’elle arrive à servir ses clients, y compris ceux qui ont peu d’argent.

« (I) C’est vrai que la mesurette est passée de 1000 à 700 FC. Mais lorsqu’un client qui a 500 FC nous arrive, on a du mal à le servir. Ça veut dire que le haricot est toujours cher. Si la mesurette baissait encore jusqu’à 500 voire 400 FC, ça allait nous permettre de bien servir nos clients », a-t-elle souhaité.

Il y a un temps, le prix de haricot a galopé sur le marché à Butembo. Une conséquence non seulement de l’insécurité dans les zones d’approvisionnement, mais aussi de la hausse du taux de change et surtout de la rareté de ce produit agricole.

Joëlle Mwenge

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