Butembo : un dialogue civilo-militaire tenu au rond-point Musingiri
Un dialogue civilo-militaire sans tabou a eu lieu au rond-point Musingiri entre le territoire de Lubero/Village Kiragho et la cellule Musingiri, dans le quartier Malende en commune Kimemi, ville de Butembo. Des notables de Musingiri, pasteurs, autorités politico-administratives, coutumières et civils venus de leur lieu de cachette ont rehaussé leur présence à cette cérémonie.
Plusieurs militaires conduits par le lieutenant-colonel diplômé d’état-major Mafuta Seko Alain étaient présents. Ce dernier est commandant du 313ième bataillon commando et commandant-défense de la Ville de Butembo accompagné du capitaine Joël Kifaka qui contrôle Musingiri et Matembe.
L’objectif de cette rencontre est de chercher des voies et moyens pour créer un terrain d’attente entre civils et militaires depuis d’intenses combats ayant opposé les combattants présumés Maï-Maï et les forces loyalistes du 25 au 26 juillet dernier 2023.
Dans son allocution, le lieutenant-colonel Mafuta Seko Alain a présenté ses excuses pour les actes de vandalisme et de barbarie posés par certains militaires galeux.
Il a profité de l’occasion pour rassurer la population que les FARDC sont venus sécuriser la population de Kiragho, Musingiri et environs en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat.
« Veuillez nous excuser. Diriger n’est pas facile. Même s’il peut exister certaines incompréhensions, ne nous taisons pas. C’est pour cela que nous sommes ici. Nous devons parler sans tabou. Puisque s’il n’y a pas de population, ce qu’il n’y a pas de travail », a-t-il conscientisé.
Ainsi demande-t-il à ceux qui ont foui les combats de rentrer au bercail pour préparer la rentrée-scolaire de leurs enfants et de vaquer chacun à ses occupations.
Dans un débat très houleux, les habitants ont recommandé la délocalisation du camp militaire installé dans le centre de Musingiri vers d’autres lieux et la restitution des biens pillés entre le 25 juillet jusqu’à nos jours. Le lieutenant-colonel Mafuta a vite procédé à l’identification et à la remise de certains biens pillés.
Evariste Mwenge et Patrick Kalungwana