Butembo-Beni : Mgr Sikuli “n’a jamais été contre la scission du diocèse”

« Il ne faut pas s’étonner que dans un avenir non lointain qu’on parle du diocèse de Luofu par exemple ou du diocèse de Beni ». Ces mots sont de Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech, évêque du diocèse de Butembo-Beni. Il répondait à une question de la presse diocésaine sur son avis à propos d’une éventuelle scission du diocèse.

L’évêque a affirmé qu’il n’a jamais été contre cette idée. Cependant, dit-il, il y a des conditions à réunir. Il faut des fidèles, des infrastructures et des prêtres.

« On doit y penser. Mais il y a des conditions à réaliser pour dire que ça va être viable. Il ne faut pas s’y hasarder comme ça. Ça va venir de soi. Et il ne faut pas s’étonner que dans un avenir, j’espère non lointain, qu’on parle pourquoi pas du diocèse de Luofu par exemple, ou du diocèse de Beni. Il n’y ait de plus étonnant quand on a connu le Rwanda où il y a 7 diocèses alors qu’il est, au moins à superficie, plus petit que ce diocèse. Donc il faut la population, il faut des fidèles, il faut des infrastructures. Et pourquoi je serai contre, non c’est l’église de Jésus, il faut que le message soit annoncé et qu’il y ait des fidèles et parmi ces fidèles qu’il y en ait aussi qui se soient consacrés à servir l’église en devenant prêtre, en devenant religieux et religieuses pour aider les fidèles à croitre non pas seulement à nombre mais aussi à qualité. Donc à être affermi dans la foi », a déclaré l’Ordinaire du lieu. 

L’évêque a donné cette déclaration après avoir reconnu les bonnes relations entre son diocèse et les diocèses voisins. Qu’ils soient congolais ou étrangers comme celui de Kasese en Ouganda.

Monseigneur Sikuli Paluku a affirmé que plusieurs fils de Butembo-Beni ont servi comme missionnaires dans les entités qui ont présenté le besoin. A lui d’ajouter qu’il est toujours prêt à prêter certains de ses fils à ceux qui le souhaiteraient et dans la mesure du possible pour l’intérêt de l’église.

Il a signalé tout de même que le nombre de prêtres est encore trop insignifiant, vu le besoin de chrétiens.

Stanley Muhindo

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