Beni : le collectif de mouvements citoyens salue la résilience de la population meurtrie depuis 9 ans
Le collectif de mouvements citoyens de la ville de Beni (Nord-Kivu) salue la résilience dont font preuve les populations de la région de Beni, 9 ans après le début de massacres orchestrés par les groupes rebelles dont l’Allied democratic forces (ADF). Au cours d’un entretien avec RADIOMOTO.NET ce mercredi 04 octobre 2023, Salva Ndulani, coordonnateur de ce collectif, croit qu’il est grand temps que les autorités militaires mettent en place de nouvelles stratégies pouvant bouter hors d’état de nuire les auteurs des tueries.
Pour Salva Ndulani, 9 ans après le début des massacres par les rebelles de l’ADF dans la zone de Beni, la population ne fait qu’être résiliente au jour le jour face à cette hémorragie sécuritaire.
Le coordonnateur du collectif de mouvements citoyens de Beni-ville se réjouit de voir une population pleine d’espoir du retour de la paix. Ce, en dépit de l’insécurité caractérisée par des meurtres, pillages, incendies des véhicules et habitations des habitants dans ce coin du Nord-Kivu.
« 9 ans après, la population de Beni ne s’est pas laissée emportée par cette situation. Elle reste résiliant, très forte, très courageuse, elle continue d’espérer à un avenir meilleur. Toute la population de Beni, activistes, politiciens, croyons qu’un jour la lumière de la paix pourra bruler à Beni », a-t-il fait espérer.
Cependant, il démontre que 9 ans de résilience c’est trop.
« Les autorités militaires engagées sur la ligne de front à la recherche de la paix, devraient définir des nouvelles stratégies pour que Beni ville et territoire retrouvent la paix », a-t-il lancé.
02 octobre 2014, les rebelles de l’ADF avaient signé leur première attaque contre les agglomérations de Kokola et Mukoko. Là, une centaine de civils avaient été sauvagement tués. 13 jours après, ces mêmes rebelles avaient attaqué le quartier Ngadi en ville de Beni. Dès lors, les civils périssent sous les coups des machettes, hanches des rebelles de l’ADF.
Glodi Mirembe