Butembo : à Furu, des ‘‘détenteurs d’armes’’ appelés à les restituer aux services de sécurité

Un meeting populaire a eu lieu au stade Frère Maurice de Furu, au nord de la ville commerciale de Butembo (Nord-Kivu), ce lundi 22 avril 2024. Le service de la jeunesse de la commune Vulamba et différents chefs de base des quartiers Congo ya Sika et Kamesi Mbonzo ont organisé cette activité pour sensibiliser les habitants sur le patriotisme responsable.

Dans son exposé, maitre Guy Guy Kisunga, l’un des organisateurs, a rappelé aux participants à savoir que nul n’ignore que parmi eux se trouvent ceux qui insécurisent la partie nord de la ville de Butembo.

Il a, alors, appelé les détenteurs des armes à les restituer aux services habilités avant que le pire n’arrive « car ils sont connus ».

“Vous qui avez des armes, il faut les restituer. Car, c’est même interdit par la loi. Nous avons organisé cette rencontre à cause de l’insécurité que nous traversons. La question sécuritaire ne concerne pas seulement l’armée ou la Police. C’est une affaire de tous. Tout le monde doit être en alerte avant le danger”, a-t-il conscientisé.

De nombreuses décisions ont été prises à l’issue de ces échanges. C’est par exemple des punitions populaires aux malfaiteurs et à leurs complices.

Au cours d’une interview, Pascal Mazinge, chef de quartier Congo ya Sika a précisé que les services de sécurité seront impliqués lors d’un cas grave.

« Nous avons parlé de dénonciations. Nous avons constaté que parmi les Wazalendo, il y a des faux Maï-Maï qui se donnent maintenant aux braquages et pillages voire enlèvements. C’est pourquoi tout le monde doit intervenir, en dénonçant les gens qui portent les armes », a-t-il sensibilisé.

Vers la fin des échanges, les organisateurs ont invité les jeunes chômeurs, les méfiants des activités de l’église et tous ceux qui ne vont pas à l’école à s’inscrire dans différents centres de récupération. Ce, pour apprendre différents métiers. C’est comme au centre de la Caritas construit dans la concession de Frère Maurice ou à l’INPP.

Esther Vwiravwahali

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