Lubero : des déplacés de guerre qui fuient Kanyabayonga vivent dans des mauvaises conditions à Kayna

Des déplacés de guerre ayant fui Kanyabayonga, la nuit de jeudi à ce vendredi 31 mai 2024, suite à la psychose causée par le mouvement des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) mènent difficilement la vie à Kayna et ailleurs. Ils invitent les autorités au rapide rétablissement de la paix dans leurs lieux de provenance. 

Jeudi, la nuit aura été longue pour les habitants de Kanyabayonga. Ils ont parcouru plusieurs kilomètres pour trouver refuge, notamment à Kayna ou encore à Kirumba. Ce, à motos ou à pied.

« On ne sait jusqu’où on ira, avec cette souffrance », a déclaré une mère de famille, accompagnée de ses 3 enfants, lèvres sèches, signes de faim et de déshydratation.

« Il faut que les autorités mettent fin à ce calvaire », plaide un autre habitant de Mirangi, présentant une fatigue et une déception.

La conséquence est telle que le transport par moto et/ou voiture a triplé voire quatriplet. Certaines personnes ont payé 50.000 ou 100.000 Francs congolais pour se rendre à Butembo, en voitures.

Les écoles ne fonctionnent plus à Kanyabayonga ou encore à Kayna, alors qu’à Kirumba, certains chefs d’établissements primaires, voire secondaires ont précipitamment libérés les élèves.

À Kirumba, les déplacés sont orientés vers les comités de crise chargés de leur identification. D’autres carrément déposent carrément leurs bagages sur la place publique sans espoir.

Pendant ce temps, de détonations d’armes se sont fait attendre au sud de Kanyabayonga, tirés par les soldats congolais la matinée. La société civile locale confirme la poursuite des opérations contre le M23.

Jean-Marie Mitavo

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