Beni : la société civile de Baswagha-Madiwe plaide pour une formation militaire ‘‘accélérée’’ des jeunes volontaires
La société civile du groupement Baswagha-Madiwe en territoire de Beni (Nord-Kivu) plaide pour l’organisation d’une formation militaire accélérée des jeunes volontaires. Ce plaidoyer a été formulé le samedi 21 juillet dernier à Cantine. C’était au cours des échanges entre le chef d’état-major adjoint, Yshaligonza Nduru Jacques, chargé des opérations militaires et renseignements en RDC et les couches sociales locales.
Le président de la société civile de Baswagha-Madiwe a, tout d’abord, démontré qu’ils sont nombreux, les jeunes volontaires prêts à défendre la patrie. Cependant, son président, Justin Kavalami, note qu’une mise en place d’une formation militaire accélérée suffirait pour que les jeunes freinent l’avancée du Mouvement du 23 mars (M23).
« Il y a des jeunes volontaires, prêts à adhérer au sein des forces loyalistes. D’ailleurs, nous avons évoqué la question durant l’échange. Comme le chef d’état-major adjoint des FARDC a autorisé une formation militaire accélérée, qu’il puisse faire autant ici », a-t-il sollicité.
Le même samedi 21 juillet, le chef d’état-major adjoint, Yshaligonza Nduru Jacques, s’était entretenu avec des jeunes rassemblés au stade Kangayimbi en ville de Beni.
Ces jeunes réclamaient des autorités militaires l’organisation d’une formation militaire accélérée afin de travailler en commun accord avec l’armée pour stopper l’agression rwandaise qui passe par le M23 et l’AFC.
Depuis quelques semaines, il s’observe une mobilisation communautaire, après l’entrée du M23 dans le territoire de Lubero au grand Nord-Kivu. Des jeunes, éveillés dans la région, expriment de plus en plus leur vœu de travailler dans les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Glodi Mirembe