À Beni, la société civile salue les opérations militaires de la coalition FARDC-UPDF ‘‘qui redonnent espoir’’
L’insécurité persiste dans le territoire de Beni (Nord-Kivu) depuis maintenant 10 ans. La société civile territoriale salue les opérations menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF), qui redonnent progressivement espoir à la population meurtrie. Toutefois, la structure citoyenne invite le gouvernement à bien motiver les militaires.
Depuis 2014, le désespoir, l’horreur et le chaos sont devenus le quotidien des habitants de la région de Beni. La société civile forces vives du territoire, exprime sa tristesse face à la manière dont les civils sont tués par les ADF. Omar Kalisya tire la sonnette d’alarme sur cette situation qui perdure depuis dix ans.
« Non seulement les morts, mais la manière aussi de mourir ; la manière dont ils utilisent pour tuer, les têtes de gens séparées des autres parties du corps, les enfants pilonnés, cognés sur les murs, décapités, éventrés les mamans… voilà un peu ce qui nous fait du chagrin. Du jour au lendemain, nous ne cessons d’enregistrer les morts », a-t-il regretté.
Dans cette région, les opérations militaires contre les assaillants sont en cours depuis une décennie. Les résultats de ces opérations sont palpables depuis quelques mois, grâce à l’arrivée de l’armée ougandaise en soutien aux FARDC, reconnait le président de la société civile du territoire de Beni. Il salue les efforts consentis par les deux armées, qui redonnent progressivement espoir aux habitants.
« Les opérations Shujaa entre le UPDF-FARDC. Il y a à signaler la présence de l’armée ougandaise aux côtés des FARDC, faisant des exploits considérables dans le territoire de Beni. Nous sommes obligés de féliciter les actions combien louables », a-t-il félicité.
Pour maintenir cet élan, Omar Kalisya appelle le gouvernement central à améliorer les conditions de vie des militaires congolais engagés sur les lignes de front. Il l’invite également à renforcer la logistique des FARDC pour poursuivre la traque des ADF.
« Au gouvernement congolais, ce n’est plus le moment de dormir. Plutôt de fournir un effort considérable. Nos militaires demandent un appui considérable », a-t-il plaidé.
La même source appelle aussi la population à soutenir les armées congolaises et ougandaises dans les opérations militaires en cours.
Pour rappel, la région de Beni a enregistré son premier massacre le 2 octobre 2014 au village de Mukoko, situé à près de 10 kilomètres au nord d’Oicha. Dix ans après, ce village est devenu un fantôme. De nombreuses parcelles ont été transformées en champs ou en cimetières après le déplacement des habitants.
Samy Kitha