Butembo : “Initiative taximan en danger” crie au secours face aux multiples barrières routières au Grand Nord-Kivu
La structure de défense des droits des taximen, « Initiative Taximen en danger » déplore la multiplicité de barrières sur différents axes routiers du grand Nord-Kivu. Au cours d’un entretien avec RADIOMOTO.NET, ce lundi 13 janvier, son responsable pointe d’un doigt accusateur, certains militaires et combattants des groupes armés.
Selon Jérôme Malule, responsable de l’Initiative taximen en danger, les conducteurs des mototaxis sont les plus victimes des tracasseries routières sur les axes Kyondo, Isale voire Cantine, dans le territoire de Beni.
Aux côtés de ces axes se trouvent les tronçons menant vers la province de l’Ituri qui sont tous parsemés de plusieurs barrières. Ici, les taximen payent plusieurs taxes, parfois non reconnues par les services routiers. Les conducteurs de mototaxis vont jusqu’à payer 70.000 FC. Ces tracasseries routières sont, selon Taximen en danger, souvent orchestrées soit par les militaires FARDC, soit par les combattants Wazalendo.
“S’il faut qu’on fasse les statistiques, surtout dans le territoire de Beni, on constate qu’il y a beaucoup de tracasseries et il s’ajoute maintenant la province de l’Ituri, où si un taximan veut réaliser une course, il faut qu’il disponibilise un montant de 70 à 100.000 FC”, a-t-il fustigé.
Taximen en danger pensent que les autorités devraient mettre en place une taxe unique qui sera payée une fois l’an. Cela devrait limiter les tracasseries dont sont victimes les conducteurs de mototaxis au grand Nord-Kivu.
“Les taximen peuvent être prêts à payer les taxes. Parce que nous sommes des citoyens congolais. Et puis, il faut qu’on voie le minimum de choses. Qu’on fasse par exemple une taxe unique facilement payable dans le contexte où nous vivons”, a-t-il suggéré.
Il sied de noter que dans le territoire de Lubero, sur certains axes routiers, les conducteurs des motos sont soumis au payement de différentes taxes. Les acteurs de la société civile ne cessent de déplorer cette situation dans cette région.
Glodi Mirembe