Butembo : la société civile de Mususa alerte sur la résurgence d’incursions nocturnes des bandits armés
Maître Moise Ndekeyonge, président de la société civile de la commune Mususa en ville de Butembo et du Kyaghanda Yira. Ph. Glodi Mirembe
La société civile forces vives de la commune Mususa alerte sur les défis de la sécurité et du développement auxquels la population fait et que les autorités doivent résoudre dans l’urgence. Se confiant à RADIOMOTO.NET, ce jeudi 24 avril 2025, le président de cette structure citoyenne a cité des incursions nocturnes dans les maisons d’habitation et des ponts emportés par les eaux de pluie.
Maître Moise Ndekeyonge fait savoir que la commune Mususa a passé un bon moment sans incident majeur sécuritaire. Il déplore qu’en ce mois d’avril, des bandits armés ont troublé la quiétude de la population par des incursions nocturnes.
La plupart de victimes des opérations inciviques ont perdu des biens de grande valeur, torturées et parfois blessées. C’est pourquoi, il appelle la population à doubler la vigilance.
“Il n’y a même pas trois jours, il y a eu des hommes armés qui ont fait une incursion dans la maison d’un avocat au quartier Vungi. Ils l’ont torturé sérieusement, ils l’ont même blessé. Ils ont même tabassé sérieusement son épouse et même l’enfant. Il aussi risqué sa mort, mais Dieu aidant, ça n’a pas été comme ils le voulaient. Il y a la vigilance qu’on doit vraiment observer. Donc, tout le monde dans ce coin doit être vigilant. Dans nos cellules, parce que vous savez, la base même des opérations de tout mouvement, c’est au niveau de la cellule. Et là, on connaît que dans telle maison, dans telle parcelle, il y a par exemple des visiteurs. Il y a des gens qui ont un comportement un peu dérivé. Il faut justement dénoncer au niveau du chef de cellule, du chef de quartier, même à la commune”, a-t-il exhorté.
Une autre inquiétude de la société civile forces vives de Mususa est la disparition des ponts emportés par les eaux. Le président de cette structure citoyenne a fait un focus dans les limites entre les communes Mususa et Bulengera. Maître Moise Ndekeyonge craint des éventuels cas de noyade.
“On s’est rendu compte qu’il y a bon nombre de ponts, en tout cas qui ont cédé. Il n’y a plus de communication rapide entre la commune Mususa et la commune Bulengera. Autour d’une affaire de 20 ponts qui pouvaient relier les quartiers de deux communes, on peut compter deux ou trois. Alors, vous imaginez les passants qui doivent aussi se débrouiller de passer toujours, notamment les élèves par exemple ou même nos parents de troisième âge et qui ne sont pas vraiment lucides peut-être par rapport aux âges. Ils ne peuvent pas prendre en considération le danger. L’enfant qui veut quitter la commune Mususa pour la commune Bulengera pour lui, même s’il pleuvait, il peut chercher à vite aller à la maison. Demain, après-demain, on peut maintenant se souvenir des cas de noyades, ce qui est à décrier. Donc, on demande aux autorités communales et urbaines de voir dans quelle mesure mobiliser les moyens pour voir comment on peut encore reconstruire ces ponts-là”, a-t-il plaidé.
Depuis de début du mois d’avril 2025, les populations de Butembo font face aux pluies avec beaucoup de conséquences néfastes dues au débordement des rivières.
Kakule Kilumbiro