Butembo : le SYECO décide du boycott du calendrier scolaire réaménagé 

Les enseignants affiliés au Syndicat des enseignants du Congo (SYECO) en ville commerciale de Butembo décident de boycotter le calendrier scolaire réaménagé. En effet, ce calendrier prévoit la clôture de cette année scolaire le 5 août 2025. 

Dans la province éducationnelle Nord-Kivu II, où les enseignants ont observé une grève de deux mois au début de l’année scolaire 2024-2025, le SYECO organise sa clôture pour le 5 juillet prochain. 

La décision a été prise à l’issue de la rencontre de ce vendredi 20 juin au siège du SYECO à Kitulu. Au sortir de cette réunion, Benito Mughaso, secrétaire permanent du SYECO a indiqué que les enseignants n’ont rien à récupérer, car ils ont su organiser leur travail et ont déjà fini le programme.

“L’enseignant, il est appelé professionnel. L’enseignant peut être malade, il sait comment récupérer les petits jours qu’il peut perdre. Allez-y voir, si vous descendez, par exemple, dans les écoles, ces enseignants qui sont des techniciens, ils ont déjà terminé le programme. Ça je vous assure. N’est-ce pas enseignants, vous avez déjà terminé le programme ? Oui (répond les enseignants) ! Qu’est-ce qui va alors empêcher que le clôture l’année le 2 juillet ? Les examens sont déjà planifiés par les enseignants eux-mêmes qui sont des techniciens. Le samedi et le lundi, ça sera deux jours de composition. Le mardi, c’est le début des examens jusqu’au samedi 28. Et donc après, c’est la correction. Et le 5 juillet, c’est la proclamation. Donc la fin de l’année est clôturée le 5 juillet”, a-t-il insisté. 

Il convient de rappeler que les enseignants du SYECO dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont boycotté la rentrée scolaire de l’année en cours pour réclamer leur salaire. Deux mois après, ils ont pris le chemin de l’école en considération des promesses de paiement du gouvernement. 

Le ministère de l’Éducation nationale et nouvelle citoyenneté a réaménagé le calendrier scolaire de cette zone jusqu’au 5 aout 2025 pour permettre aux professionnels de la craie de récupérer la matière perdue. Ce réaménagement, qui a été considéré comme une punition par les concernés, ne sera pas au final respecté.

Esther Vwiravwahali

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