Lubero : une journée de deuil décrétée à Bapere après un carnage d’au moins 42 personnes

La population de la cellule Kitaghoma dans le quartier Rwangoma dans la ville de Beni se ressemble au lieu où des civils ont été tués par les présumés ADF le 13/07/2022. Ph Marc Maro Fimbo/Radio Okapi

Suite à une série d’attaques qui a coûté la vie à au moins 42 personnes, le chef du secteur de Bapere, dans le territoire de Lubero, a décrété une journée de deuil. Cette décision fait suite aux massacres perpétrés par de présumés rebelles de l’Allied democratic forces (ADF) dans les villages de Melia, Kenge et Mutaweza.

Selon un communiqué du chef de secteur, Macaire Sivukunula Mwendivwa, la journée de ce lundi 18 août 2025 sera consacrée au deuil et à la méditation en l’honneur des victimes. 

La société civile locale, quant à elle, a révisé le bilan des tués, qui est passé de 36 à 42 personnes en moins de trois jours. Le président de la société civile de Bapere, Kagheni Samuel, a précisé les chiffres : 32 civils tués à Melia, 6 à Mutaweza, et 4 à Kenge. 

« Toutes ces images qui circulent, bien sûr, dans les réseaux sociaux, des personnes décapitées à la machette, tuées par les ennemis de la paix, donc les ADF Nalu, cela s’est déroulé du 13 au 14, donc de mercredi à jeudi de cette semaine, bien sûr, avec un bilan très lourd. Trente-deux civils ont été tués dans le village de Melia, plus ou moins quatre civils ont aussi été assassinés dans le village de Kenge, et vers Mutaweza, on signale aussi presque six personnes qui ont été décapitées. Cela crée vraiment des mouvements internes de la paisible population vers les zones presque sécurisées. Nous sommes aussi en train d’appeler le gouvernement à voir comment appuyer les éléments qui sont sur le terrain. Je m’encourage à dire qu’ils doivent être appuyés par les forces et commandos, parce que nous pensons, bien sûr, qu’avec cet appui, cela peut encore changer la donne », a-t-il plaidé. 

Ces attaques, survenues la semaine dernière, ont poussé de nombreux habitants à se déplacer vers des zones plus sûres. La société civile appelle les autorités à renforcer la présence militaire et à mieux identifier les ennemis sur le terrain, notamment en raison de la confusion causée par la présence de groupes se réclamant des « Wazalendo » mais qui ne mènent pas d’opérations offensives.

James Muhindo Lusenge

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