Butembo : décryptage de la journée ville-morte sur appel des groupes de pression 

Une petite ambiance commerciale s’est observée au début du soir de ce jeudi 11 septembre 2025 à Butembo. C’est le moins à donner comme description après que la journée a été sans activités. Tout n’a pas fonctionné par respect au mot d’ordre des groupes de pression qui ont appelé, depuis la veille, à une journée de deuil en hommage aux victimes des massacres de Ntoyo et ailleurs au Nord-Kivu. 

Ce jeudi 11 septembre 2025, Butembo s’est réveillée avec un caractère timide. La circulation routière a été timide, des coopératives financières, des banques, des menuiseries, des galeries et d’autres maisons de commerces n’ont pas fonctionné au centre de la ville et dans des cellules chaudes telles que Furu et Mutsanga. 

Des établissements scolaires et académiques ont renvoyé les apprenants à la maison. Bien plus, les bureaux étatiques ont tardivement ouvert. Si nombreuses personnes sont restées à la maison, on pouvait assister à un minimum de « Bubolais » au centre de la ville, mais juste observant l’amorphisme de la journée. 

Alors que la journée se voulait être celle de deuil, quelques bémols se sont enregistrés. Certaines artères ont été obstruées par des jeunes. C’est notamment au croisement Boulevard Président Joseph Kabila et Avenue de l’Église, à Furu et à Mutsanga. C’est dans ce contexte que les éléments de l’ordre sont intervenus pour prévenir des débordements. 

D’ailleurs, des heurts ont opposé des policiers à quelques jeunes, dont certains étaient porteurs des lance-pierres. Raisons des crépitements des balles l’après-midi. Une des conséquences, des blessés parmi des manifestants. Certains de ces vulnérables ont été conduits aux soins, selon des sources civiles. 

Abordé à ce sujet, le communicateur de la PNC-Butembo n’a pas souhaité commenter le bilan des opérations. Le Commissaire adjoint Laurent Katsumba a fait attendre une communication imminente. 

Du côté commerçants, l’on se désole du raté de cette journée. Ceux qui se sont confiés à nous sont reconnaissants qu’il faille pleurer ses frères. Mais, pour eux, l’essentiel est de voir le Gouvernement travailler pour restaurer la paix. C’est cela qui permettra d’éviter des journées sans activités et des troubles comme ceux de ce jeudi, ont-ils opiné.

Patrick Kalungwana

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