Butembo : clôture de l’atelier de formation du personnel soignant sur la santé mentale et le soutien psychosocial 

Un atelier de formation sur la santé mentale et le soutien psychosocial s’est achevé ce jeudi 25 septembre 2025 au Bureau diocésain des œuvres médicales (BDOM). Cette session de trois jours visait à renforcer les compétences du personnel soignant dans ce domaine.

Plus de 50 agents sanitaires ont passé en revue certaines matières liées à la prise en charge des patients, le référencement et les outils de collecte des données pour un bon diagnostic. 

Au terme de cette session formation, toutes les parties prenantes ont exprimé leur satisfaction. Les facilitateurs, représentés par le père Jean-Marie Wayivuta, ont rappelé que les notions apprises ne sont pas exhaustives. Elles sont à enrichir. 

Ils espèrent que les participants utiliseront ces connaissances pour le bien de la population afin d’alléger la souffrance qu’elle traverse suite à l’insécurité et d’autres conflits sociaux.

« Cette réalité doit être réellement prise en compte par la structure de BDOM, afin que cette population, qui souffre énormément des atrocités liées à de nombreux phénomènes de la vie, tels que les massacres ou encore les maladies de tous genres, puisse devenir une impulsion pour toutes les autres structures. L’objectif est que chaque personne vivant dans cette contrée puisse bénéficier suffisamment de soins », a-t-il souhaité. 

La sœur Masika Syauswa Françoise, directrice du BDOM, exhorte les prestataires de santé de mettre la personne humaine au centre de leurs activités.

« De ce que nous avons appris, nous avons retenu que pour une bonne prise en charge, il faut considérer la personne dans ses quatre dimensions : le corps, l’esprit, l’âme et l’environnement. Il nous a été recommandé de nous focaliser sur le malade lui-même, car c’est à lui de résoudre son problème. Nous devons apprendre à l’écouter et à prendre le temps d’être à ses côtés », a-t-elle restitué. 

De leur côté, les participants ont salué l’organisation de cet atelier. Ils ont apprécié positivement la manière dont les facilitateurs ont conduit le débat. Ces derniers rassurent, ces notions leur permettront de bien suivre leurs patients.

« L’impression générale, c’est que la plupart des participants n’avaient pas suffisamment de notions sur la santé mentale. Grâce à l’atelier, ils sont désormais bien outillés, et c’est une très bonne chose. En ce qui concerne les facilitateurs, ils ont su préparer des contenus adaptés à tous. Chacun s’y est retrouvé, vraiment. Je pense donc que si chaque participant faisait une restitution dans son centre d’origine, cela apporterait un véritable plus dans le domaine de la santé, en particulier de la santé mentale », a témoigné l’un des participants. 

Il convient de souligner qu’avec l’insécurité dans la région, le nombre de malades mentaux a sensiblement augmenté.        

Kakule Kilumbiro

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