Lubero – Insécurité : Près de 40 écoles fermées en secteur des Bapere et chefferie des Baswagha depuis octobre
Photo d'illustration tirée des réseaux des médias sociaux. Ph. Tiers
39 écoles ont fermé leurs portes dans le secteur des Bapere et dans la chefferie des Baswagha à cause de l’insécurité depuis 13 octobre dans la sous division de Njiapanda, territoire de Lubero (Nord-Kivu). C’est ce que confie à Radio Moto Butembo-Beni Mivimba Ngororo, Sous-PROVED. Conséquence : les cours peinent à reprendre.
A Manguredjipa centre, chef-lieu du secteur des Bapere, par exemple, 33 écoles du primaire et secondaire ont fermé suite à la persistance de l’insécurité caractérisée par le phénomène ADF. Bien plus, 6 autres écoles ont fermé à Katanga, le 13 octobre en chefferie des Baswagha, toujours en sous division Njiapanda.
Se confiant à RMBB ce lundi 10 novembre 2025, la nouvelle société du secteur confirme la nouvelle. Par le biais de son président Pekeyake Masoli, la structure citoyenne précise que seules les écoles de Kambau Mbunia sont opérationnelles ces jours-ci, sur l’ensemble du secteur des Bapere. Notre interlocuteur compte sur la détermination des autorités militaires pour l’instauration de la paix dans cette partie du territoire de Lubero pour la reprise effective des activités scolaires.
« Lorsqu’on va nettoyer la partie sud du secteur des Bapere, c’est quand on pourra évaluer pour comprendre si on peut lancer les cours. Mais pour le moment, c’est encore précaire… Nous pensons que ce sera dans un bref délai. Parce qu’avec la planification de la sécurité maintenant, nous sommes confiants que ça se passe bien », plaide-t-il.
Pour rappel, une attaque meurtrière attribuée aux ADF a coûté la vie à plusieurs civils dans le village de Katanga-Mukondo, en territoire de Lubero, tôt le matin de lundi 13 octobre. Les assaillants ont investi le village, semant la terreur parmi la population. Outre les pertes humaines, l’attaque a également causé d’importants dégâts matériels. Ces violences ont provoqué un déplacement massif de la population, qui cherchait refuge dans des zones jugées plus sûres. Jusqu’aujourd’hui pour nombreux d’entre eux.
James Lusenge