Lubero : un calme apparent à Liboyo après des heurts entre l’UPLC et un autre groupe armé 

Un calme apparent s’observe dans le village de Liboyo, après les affrontements nocturnes entre les éléments de l’Union des patriotes pour la libération du Congo (UPLC) et un groupe non encore identifié dans cette partie du secteur des Bapere, dans le territoire de Lubero

Les sources indépendantes, qui se sont confiées à RADIOMOTO.NET, renseignent que les assaillants qui s’y étaient déjà installés après avoir chassé les éléments UPLC se sont retirés la mi-journée de ce jeudi 5 décembre, à l’approche des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en provenance de Kambau Mbunia. 

« Les éléments UPLC qui étaient déjà délogés sont aussi revenus », notent nos sources. 

Néanmoins, le village de Liboyo est vidé de ses occupants qui se sont dirigés à Pawanza et Kambau. Le bilan provisoire actualisé fait état de 2 morts du côté UPLC et un blessé admis dans une structure sanitaire de la place. 

Contacté pour sa version des faits, Kakule Kagheni Samuel, président de la société civile des Bapere, exige, par ailleurs, le retrait de ce groupe Wazalendo ; l’UPLC qui a perdu la confiance des habitants. Il plaide plutôt pour l’installation d’une position FARDC pour permettre le retour des habitants dans cette agglomération agricole.

“La situation est redevenue calme dans l’agglomération de Liboyo, après l’assassinat tragique de Kavira Lukando Fatuma, une jeune fille de 21 ans, tuée par un élément de l’UPLC, selon des sources fiables. Dans la nuit du 4 décembre, la position des UPLC a été attaquée par deux individus non identifiés, semant la panique dans la population. Suite à cela, de nombreux habitants ont fui vers Njiapanda et Bawanza. Nous condamnons fermement ces actes de violence. Nous appelons le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour sécuriser la population civile. Il est impératif de renforcer la présence des forces de sécurité étatiques (FARDC, police nationale) dans cette zone afin de restaurer la confiance entre les habitants et les autorités militaires”, a-t-il plaidé. 

La situation se présente comme cela dans cette agglomération située à environ 12 kilomètres de Njiapanda sur l’axe Njiapanda-Kambau, alors qu’il y a deux jours, un élément de l’UPLC a tiré sur sa concubine, pour une affaire de rivalité amoureuse. Ses frères d’armes ont par la suite tué ce militaire qui venait de mettre fin à la vie de sa concubine.  

La Rédaction

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