À Butembo, l’ISPRON mobilise pour une assistance aux déplacés de guerre à l’approche des festivités de fin d’année
L’Organisation non gouvernementale (ONG) Intégration pour la promotion des nécessiteux (ISPRON) mobilise les habitants pour assister les déplacés de guerre à l’approche des festivités de fin d’année. Ce, pour redonner sourire à ces victimes de la guerre. Kahindo Masika Marie-Jeanne, secrétaire exécutive de l’ISPRON, a lancé cet appel ce mardi 9 décembre 2025 au cours d’une interview avec RADIOMOTO.NET.
Il salue tout d’abord la générosité de la population de Butembo envers les déplacés qui ont trouvé refuge dans cette ville. Par rapport aux festivités de Noel 2025 et Nouvel 2026, certaines bonnes volontés donnent déjà leur part, rassure Masika Marie-Jeanne.
“Il y en a qui commencent à nous promettre, il y en a aussi qui apportent quelque chose. Comme hier, ceux qui préparent la kermesse ici à Tsaka-tsaka nous ont apporté quelque chose. Les enfants de ces déplacés commencent à poser des questions : « Noël approche, comment allons-nous nous habiller ? Est-ce qu’on mangera aussi de la viande ? » Et pendant ce temps, on commence à nous envoyer des factures à payer, alors qu’on est déjà en souffrance. Vraiment, c’est catastrophique”, a-t-elle alarmé.
Elle mobilise encore la communauté, le gouvernement et les organisations humanitaires pour que les familles des déplacés de guerre célèbrent aussi dans les bonnes conditions.
“Aux habitants de Butembo, nous demandons de continuer à faire le bien, de toujours penser aux personnes dans le besoin. Même si quelqu’un trouve 100 francs, même si cela correspond à 500 francs, qu’il les apporte. Nous sommes ici à la cathédrale. Même un petit sourire, qu’on l’apporte, Dieu va bénir. Au gouvernement, nous demandons de pacifier les milieux d’origine, pour que les déplacés puissent retourner chez eux”, a-t-elle plaidé.
Il sied de noter que la ville de Butembo compte, ce jour, autour de 13 000 ménages de déplacés de guerre. Ces citoyens congolais fuient la guerre entre les FARDC et le M23 d’un côté et les massacres perpétrés par les rebelles de l’ADF de l’autre, notamment dans les entités du Nord-Kivu et Sud-Kivu ainsi que de la province de l’Ituri.
Joëlle Mwenge