Butembo : les Wazalendo appelés à privilégier les mécanismes pacifiques de règlement des différends
La société civile communale de Vulamba, dans la ville de Butembo (Nord-Kivu), encourage les groupes armés locaux dits « Wazalendo » à privilégier les mécanismes pacifiques de règlement des différends. Pour la structure citoyenne, rien ne sert à recourir à l’échange des tirs.
La société civile de la commune Vulamba s’est exprimée dans un communiqué de presse, ce lundi 15 décembre, après une soirée de dimanche surchauffée entre 17h30 et 20heures. Cette soirée, les coups de feu ont été entendus à la barrière de Komba dans le quartier Matembe.
« Il s’agit des accrochages entre deux groupes armés locaux dits. Les causes restent non établies », rapporte Kakule Musayi Jean-Baptiste, cadre de la structure citoyenne qui rassure qu’aucune perte en vies humaines ni dégât matériel n’a été officiellement signalé.
Malgré tout, cet événement a provoqué une forte psychose au sein de la population, entraînant le confinement de certains habitants à domicile et le déplacement préventif d’autres personnes vers les zones plus sûres. Face à cette situation, « la société civile forces vives exhorte les groupes armés locaux dits Wazalendo à privilégier les mécanismes pacifiques de règlement de différends, notamment l’arrangement à l’amiable et le dialogue communautaire », plutôt que de recourir à la violence armée, contraire aux lois de la République et aux principes de la coexistence pacifique.
Les forces vivent rappellent, à l’occasion, l’obligation constitutionnelle de l’État, celle d’assurer la sécurité des populations et de leurs biens. En attendant, les habitants doivent rester calmes et collaborer avec les services de sécurité. Tenez, à Butembo et ses environs, les Wazalendo sont souvent impliqués dans des affrontements internes, des exactions et des collectes illégales, créant une insécurité parallèle à celle du M23. Ce, malgré les efforts du gouvernement.
Visesa Louangel