Butembo-Beni : l’abbé Benoît Kikongolo exhorte les fidèles à privilégier le droit canonique plutôt que les tribunaux pour leurs différends

Lors d’une session organisée par le Senatus de la Légion de Marie ce samedi 17 janvier 2026, l’abbé Benoît Kikongolo a rappelé une règle essentielle de la vie ecclésiale. L’un des responsables des affaires juridiques du diocèse de Butembo-Beni a insisté sur le fait que les litiges entre fidèles devraient être résolus au sein de l’Église, conformément au droit canonique, plutôt que d’être portés devant les tribunaux civils ou étalés sur les réseaux sociaux.

Les activités se déroulent au centre Franck-Duff à Lyambo. Il est intervenu sur la thématique de « l’ecclésiologie selon le code de droit canonique ». L’abbé Kikongolo a, devant plusieurs membres du mouvement Legio Mariae, fait savoir que l’Église n’appartient pas seulement à l’évêque ou au Pape. Elle est plutôt pour tous les chrétiens qui ont des obligations et des droits son émergence.  

“Tous, nous sommes Église. Et donc, nous avons le droit et le devoir de faire quoi ? De faire de notre mieux pour édifier l’Église, pour que le règne du Christ soit réellement visible dans ce que nous vivons aujourd’hui déjà ici sur Terre. C’est l’Église. Tous ensemble, nous sommes un peuple de Dieu. Et le pape François dit toujours que l’Église doit être comme une bergerie où toutes les portes sont ouvertes. Et l’Église doit être un espace d’écoute mutuelle. Un espace d’expression libre pour tous ensemble qu’on puisse évoluer”, a-t-il insisté. 

Notre interlocuteur a fait savoir que les chrétiens ont d’abord le devoir de poursuivre la sainteté, d’obéissance ainsi que d’autres obligations. Et en cas de non-accomplissement des devoirs par certains et de violations des droits des autres ou d’incompréhension entre chrétiens ou encore entre chrétiens et hiérarchie, chaque partie réclamant de revenir dans ses droits doit suivre le processus hiérarchique ecclésiale. Les problèmes doivent être gérés en famille et se poursuivre dans l’Église. Un chrétien ne devrait en aucun cas penser à résoudre ses problèmes au tribunal ou sur les réseaux sociaux, a fait savoir l’abbé Benoit Kikongolo.

“Où est-ce qu’on doit réclamer nos droits dans l’église ? Au niveau des réseaux sociaux, on a l’impression que lorsqu’on a un problème avec quelqu’un, même dans l’église qu’il soit un membre de l’Église, c’est-à-dire qu’il soit prêtre, évêque ou je ne sais qui, la tendance est de parler de ce problème sur les réseaux sociaux. Ça, c’est un défaut. On parle de la correction fraternelle. C’est-à-dire que lorsque vous avez un problème avec quelqu’un, il faut d’abord le trouver seul à seul. Après cela, lorsque vous voyez que ça devient impossible, vous allez trouver l’église. Au niveau de la paroisse, on peut venir voir l’évêque, et notamment les tribunaux ecclésiastiques dont on a parlé”, a-t-il conscientisé. 

Il convient de noter que ce samedi 17 janvier est le deuxième et dernier jour de cette session pour l’année 2026. La messe de clôture est prévue pour ce dimanche 18 janvier 2026 à l’église de la paroisse Saint-Sacrement Lyambo.

Esther Vwiravwahali

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