RDC : “Le pays est fatigué de promesses. Il veut se relever” (CALCC)
« La République démocratique du Congo est fatiguée de promesses. Fatiguée d’attendre, fatiguée de survivre. Elle veut vivre. Elle veut guérir. Elle veut se relever ». C’est l’essentiel de la déclaration du Conseil de l’apostolat des laïcs catholiques du Congo (CALCC) du 16 février 2026 pour honorer la mémoire des martyrs du 16 février 1992 et pour réclamer la paix durable au pays par le dialogue inclusif.
Le CALCC est convaincu qu’il n’y aura pas de paix véritable sans conversion nationale, sans introspection collective et sans vérité assumée. À ce niveau, ce regroupement des laïcs pose quatre questions à tous les citoyens congolais.
« D’où venons-nous ? Que sommes-nous devenus ? Que voulons-nous faire de notre pays ? Où allons-nous ? », interroge le CALCC.
Pour les laïcs, ces quatre questions sont le socle du pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble porté par la CENCO et l’ECC. S’adressant au président de la République, le CALCC lui rappelle que ce moment est plus grand qu’un mandat, qu’un parti, qu’un pouvoir.
Il conseille Félix Tshisekedi d’ouvrir le chemin du pacte social, de convoquer la nation et de rassembler les enfants de la République démocratique du Congo afin qu’ils se retrouvent : majorité et opposition, jeunes et anciens, civils et combattants, riches et pauvres, centre et périphéries, pour choisir ensemble la paix et bâtir le bien vivre-ensemble.
Le CALCC insiste sur le fait que ne pas construire ce pacte, c’est laisser la violence gouverner, c’est laisser le désordre régner, c’est abandonner l’avenir. La structure pense que sceller ce pacte, c’est choisir la sagesse, le bon sens et la grandeur du Congo. Dès le 16 février 2026, le CALCC se propose d’intensifier la foi, la mobilisation des chrétiens et la préparation spirituelle et citoyenne. Il va marcher non pour détruire mais pour construire. Non pour combattre mais pour guérir, martèle le CALCC.
Kakule Kilumbiro