Nord-Kivu 2 : l’IPP oblige l’usage de l’ardoise au primaire au bénéfice du soin de la lecture-écriture des apprenants
L’usage de l’ardoise est désormais obligatoire de la 1ière à la 6ième année primaire en province éducationnelle Nord-Kivu 2. L’instruction vient de l’inspection principale provinciale de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté de cette entité éducationnelle. Dans une note de service signée le 05 février 2026, l’IPP rappelle que cet outil classique doit accompagner l’écolier.
Pour comprendre la motivation de la décision, Radio Moto Butembo-Beni s’est rendu à l’inspection principale provinciale. L’inspectrice principale adjointe en charge du pool primaire au Nord-Kivu 2, Kalondero Leocadie, a indiqué que le constat est amer dans les écoles primaires ces derniers temps. Les écoliers utilisent les cahiers en lieu et place des ardoises. Malheureusement, cela ne permet pas aux écoliers de développer la bonne écriture et de garder de l’ordre.
« On est descendu dans les classes du primaire, on a constaté que l’écriture est défectueuse. Les apprenants n’utilisent pas correctement les ardoises. En considérant la lecture-écriture comme branche autonome, nous nous sommes mis ensemble avec les enseignants et les inspecteurs. On se sent dans le devoir de rappeler l’utilisation obligatoire de l’ardoise de la première année à la sixième année primaire. L’ardoise peut être effacée pour réutilisation et correction. Elle a comme avantage de faire acquérir le sens de l’ordre, du beau et de l’écriture soignée. Elle facilite le contrôle rapide des travaux individuels des apprenants. L’ardoise combat aussi la tricherie », a expliqué l’agent à l’IPP.
Pour notre interlocutrice, tous les acteurs éducatifs ont leur part dans la pratique qui s’observe sur terrain. Pour relever ce défi, l’inspectrice cheffe des pools primaires appelle chaque acteur à se rassurer de l’usage des ardoises par tous les écoliers du primaire. Reconnaissant la mauvaise qualité d’ardoises et touches sur le marché, elle encourage les parents à les remplacer régulièrement.
« Nous même enseignants devons faire appliquer cette note circulaire, parce que c’est nous qui souffrons de cette écriture défectueuse des enfants. Si l’on a mal appris dès la base l’écriture, ça va se répercuter même à l’université. En considérant aussi les avantage de la gratuité, les parents doivent fournir un effort pour remplacer régulièrement l’ardoise des enfants, parce que, pour le moment au marché, il y a une mauvaise qualité de l’ardoise et de la touche », sensibilise-t-elle.
Les chefs d’établissements et les inspecteurs d’enseignement sont instruits pour faire respecter la mesure.
Joëlle Mwenge