Replay : voici “Agenda Culturel” de ce samedi 18 avril 2026 

  • Njiapanda-Manguredjipa, deux entités unies comme un seul homme, abritent un festival de musique, à partir de dimanche 19 avril 2026. Les activités y afférentes vont avoir lieu dans la salle « Fin du bois ». Cette messe de musiques locales est organisée par des jeunes de Njiapanda-Manguredjipa, à l’ouest du territoire de Lubero, avec l’objectif de déstresser les habitants frustrés par les affres des conflits armés. Le festival vise aussi à promouvoir les nouveaux talents en musique. 9 artistes musiciens seront en lice. 6 viendront de Njiapanda et 3 autres de Manguredjipa. C’est ce que nous annonce Saidi Ngua Benjamin, un membre de l’équipe d’organisation de ce festival, en parlant de 2 000 francs congolais comme frais de billet pour assister. « Le festival est intitulé Retrouvailles musicales. Pour tous les artistes qui se sont enregistrés sur l’axe Njiapanda-Manguredjipa. L’objectif consiste à élever la musique dans notre milieu et à faire comprendre aux gens que la musique, c’est aussi un travail, un job comme tout autre, et non un passe-temps. Bien plus, par ce festival, nous voulons déstresser ceux qui ont été blessés par les massacres. Trois artistes viendront de Manguredjipa et six de Njiapanda. Le 19 avril 2026 est le jour de l’éliminatoire dans la salle Dédé. La même salle accueillera le quart de finale. Les étapes de demi-finale et de finale se joueront à Manguredjipa. Nous demandons le soutien de tous pour accompagner l’organisation de cette activité », a circonscrit Saidi Ngua Benjamin.
  • Nous vous présentons dans cette émission un produit littéraire que Butembo a verni, dimanche 12 avril 2026, et vous faisons écouter l’auteur qui parle du contenu avant d’adresser où l’on peut le trouver. Le produit, c’est « La voix d’une rumba en quête de sens ». L’auteur, c’est Josué Kapitula alias Josh Kap. Selon lui, ce livre est déjà disponible dans toutes les bibliothèques et en vente pour tout celui qui désire l’obtenir. Au cours d’une interview accordée à Agenda culturel, ce samedi 18 avril 2026, l’écrivain a eu l’occasion de décrire le contenu de « La voix d’une rumba en quête de sens » et de partager sa source d’inspiration. “Le document est une réflexion sur la rumba congolaise en tant que miroir de l’identité de la mémoire collective. Il rappelle que la musique n’est pas seulement un divertissement, mais qu’elle est aussi la voix de l’âme et surtout un outil de cohésion sociale et un instrument de conscience. Je parle de la musique en général et de la rumba en particulier. Et ma pensée sur la Rumba parce que c’est notre musique. Nous n’en avons pas d’autres. C’est la seule musique qui soit la nôtre, la rumba congolaise. Nous devons l’aimer et apprendre à l’amener plus loin. Pour réaliser ‘La voix d’une Rumba en quête de sens’, l’inspiration nous est venue de tout ce que nous observons. En fait, nous sommes observateurs de la scène, nous voyons tout ce qui se passe sur la scène musicale et nous nous rendons compte qu’il y a des dérives, qu’il y a aussi des avancées. Alors nous avons pensé qu’il faut aussi contribuer à travers cet ouvrage, essayer aussi de réfléchir sur la rumba congolaise, sur son évolution, même s’il y a des critiques qui nous ont proposé plutôt de parler de la mutation au lieu de l’évolution, donc réfléchir sur la mutation de la rumba congolaise à travers le temps », a-t-il déclaré. « La voix d’une rumba en quête de sens » coûte au moins 10 dollars américains. D’autres détails sur cette œuvre sont à retrouver dans Épopée nostalgique, un programme radio diffusé sur RMBB et plusieurs autres médias.
  • En terminant cette émission, des fois on vous mène vers où vous pouvez trouver une nouvelle musique pour vous divertir. La nouveauté de cet avril, c’est aussi « Mon bébé », ce titre de Glory Ind sorti il y a quelque temps. La musique traite d’une question d’amour, d’une assurance de fidélité d’une femme à un homme, quoi qu’il en soit, quoi qu’il arrive. « Mon bébé » est déjà à décrocher sur les plateformes de streaming. « Mon bébé » est un de nombreux titres de l’actif de Glory Ind, après « Oh Yah » le premier, « Nakupenda » le deuxième et plusieurs autres. De son vrai nom Kahindo Basisia Gloria, et originaire de Butembo, Glory Ind a beaucoup été remarquée lors de son intervention comme candidate à Orange Music Talents en 2024-2025. Sortie parmi les finalistes de la catégorie musique urbaine de cette prestigieuse compétition musicale de la RDC, cette artiste urbaine a chassé la frousse et devient de plus en plus prometteuse pour la carrière musicale dans laquelle elle s’est désormais engagée.

Patrick Kalungwana

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