Démolition de certains kiosques à Butembo : le maire accusé d’ignorer les plaintes des tenanciers
Alors que l’opération de déguerpissement des kiosques se poursuit sur la voie publique à Butembo, cette démarche suscite encore des réclamations. Le militant de droits civiques et politiques Pathy Kasongo reproche au maire de ne pas tenir compte des doléances des tenanciers des kiosques visés par la mesure.
En fait, Pathy Kasongo était parmi ceux qui accompagnaient les tenanciers des kiosques érigés sur la voie publique au centre-ville de Butembo. Sa dernière sortie médiatique révèle que le maire n’a pas respecté les compromis pris entre les parties prenantes pendant les rencontres.
Le militant Pathy accuse l’autorité urbaine d’avoir rejeté la proposition du délai sur la mise en application de l’opération d’évacuation des kiosques. Pour ce jeune citoyen, son plaidoyer est fondé sur la situation sécuritaire que traverse le pays et qui a appauvri plusieurs personnes.
Il illustre que la plupart des commerçants qui subissent aujourd’hui la décision de l’autorité sont des déplacés de guerre qui se cherchent la survie à Butembo. Pathy Kasongo demande au maire de Butembo de revoir la mise en œuvre de sa mesure de démolition des kiosques qui viole la règle publique.
“Nous avons été tellement étonnés qu’on a démoli des kiosques. Alors, on voudrait que le maire puisse nous faire des éclaircissements sur ce sujet. Et aussi de tenir compte de nos propositions. La première proposition des deux ans parce qu’ils ont payé les loyers récemment. Aussi de tenir compte de la situation sécuritaire parce que la ville est complètement occupée par les déplacés de guerre. Je n’apprécie pas la mesure compte tenu du contexte sécuritaire. La population souffre. Il faut finir avec la guerre. Lorsque nous aurons la paix, il faut prendre des mesures qui seront facilement acceptables”, a-t-il suggéré.
En date du 15 avril 2026, le maire avait personnellement supervisé la démolition de kiosques en métal et en planche installés de manière anarchique sur les espaces publics.
Georges Lomba, stagiaire académique