Beni : un calme apparent en localités de Ngite et Vemba après de nombreuses années d’insécurité

Le calme règne, ces jours, dans les localités deNgite et Vemba en groupement Batangi-Mbau, après plusieurs années de crise sécuritaire dans cette partie du territoire de Beni. Les cultivateurs et autorités locales attribuent cette accalmie à la collaboration entre population et militaires FARDC. Les deux parlent désormais un même langage pour consolider la paix dans la zone.

RADIOMOTO.NET qui s’est rendu mercredi sur l’axe Masulukwede-Vemba constate que plusieurs cultivateurs et exploitants forestiers avaient péri dans l’agglomération de Vemba-Kinyamusehe au village Bapakombe-Bakondo. Ici, la vie reprend maintenant progressivement et quelques habitants commencent à regagner leurs champs après une pause imposée par les combattants de l’ADF. Les notables et les cultivateurs saluent les efforts de l’armée qui a l’accompagnement de la population.

« (I) Je vais continuer à encourager le commandant-secteur et son équipe pour la stabilité dans cette zone. Je viens de constater que la sécurité règne (II) En tout cas, à ces jours, nous sommes très bien ici. Des militaires mènent des patrouilles dans cette zone (III) Nous vivons une accalmie ces derniers temps. Nous partons au champ et nous revenons. En tout cas, il n’y a pas de problème ici. Nous vivons très bien avec nos militaires », ont-ils témoigné.

Cette accalmie s’observe également dans la localité de Mavivi-Ngite, mais la population et l’armée restent toujours en alerte.

« La situation sécuritaire est plus ou moins calme. Mais comme on a toujours été surpris, c’est pourquoi on est en alerte. Mais ce dernier temps, ça va quand même et nous sommes bien avec nos militaires », a rassuré Mutsunga Lufungula Tito, chef de localité de Ngite.

Les autorités coutumières locales et l’armée renforcent les contrôles et mouvements de la population pour que la paix soit consolidée dans cette zone, qui a beaucoup contribué à l’économie des grandes agglomérations de Beni grâce aux produits des champs, les années dernières.

Milan Kayenga 

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