Butembo-Beni : la dot est un cadeau et non un concours de dépenses(COPAF)

Les jeunes doivent encore être sensibilisés sur le comportement à adopter lors des cérémonies de dot. Cette recommandation est du couple président de la Commission de la pastorale en famille, COPAF doyenné Cathédrale. Elle a été émise aux cadres de l’Union de la Jeunesse Catholique, UJC de ce doyenné lors de leur assemblée générale élective, ce dimanche 19 juillet 2026 en la salle Flambeau.

 Le couple Jean de Dieu-Jeannette, qui a parlé au nom de la délégation de la COPAF, a exprimé son inquiétude sur le comportement observé lors des cérémonies de la remise ou de la réception de la dot dans la région. Pour ces parents, nombreux jeunes qui concluent le mariage coutumier engagent des dépenses énormes, jusqu’à avoir des dettes à payer même après cette fête.  Une situation qui vide la dot de son vrai sens.

« Parce que la jeunesse est l’avenir ; que ceux qui vont passer enlèvent dans les têtes de jeunes les complications de la dote. Ils obligent leurs parents à chercher des décors, or les chèvres apportées sont un cadeau de la part de la famille du garçon comme stipulent les mœurs Nande. Quand vous vous partagez la dote, les dix chèvres, sont affectées aux dépenses et la dote n’a plus sa valeur. Vous verrez après partage de ces dix chèvres,  chaque membre de la famille de la fille (ngula) recevoir mille francs, et là ils vont delà fâchés. Et quand le mariage arrive, on oublie que c’est celui qui aurait reçu quelque chose, qui donnerait une contribution », a laissé entendre madame Jeannette.

Pour l’interlocutrice, la dot est connue depuis longtemps comme une fête familiale et ne doit en aucun cas faire objet des bruits. Les festivités peuvent être réservées au jour du mariage religieux pour épargner les familles des dépenses inutiles.

« En tous cas, imiter les cultures étrangères, c’est s’attirer des malheurs ; il faut conserver sa culture. Que, lorsqu’il y a dote, seuls les membres de la famille restreinte soient au courant. C’est lors du mariage que l’on peut maintenant inviter les amis et connaissances. Que la dote du garçon ne soit pas emmener par les voisins, ceux seront informés seulement lors du mariage », préconise-t-elle.

Madame Jeannette invite les groupes des jeunes à intensifier des sensibilisations allant dans ce sens pour espérer un changement positif. 

 Joëlle Mwengevalwahi

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